Ce que le rapport sur la PCH révèle… et ce que DEDIĈI propose
Décembre 2025.
La Cour des comptes publie un rapport de référence sur la Prestation de compensation du handicap (PCH). Un document dense, rigoureux, parfois sévère, mais surtout très éclairant.
Au-delà des chiffres et des mécanismes financiers, ce rapport met en lumière une réalité que vivent depuis longtemps les personnes impliquées, leurs proches et de nombreux professionnels :
le droit à la compensation existe, mais son effectivité reste fragile, inégale et souvent dépendante de facteurs organisationnels.
C’est précisément à cet endroit que la démarche DEDIĈI apporte un éclairage et une proposition structurante.
Un constat partagé : un système juste, mais désorganisé
La Cour des comptes le reconnaît sans détour : la PCH est une prestation ambitieuse, individualisée, unique en Europe. Elle concrétise un droit fondamental.
Mais le rapport souligne aussi des dysfonctionnements majeurs :
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des délais de traitement très variables selon les territoires,
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des taux d’accord extrêmement disparates,
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des plans d’aide notifiés mais non effectifs, faute de services disponibles,
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une complexité administrative difficilement compréhensible pour les personnes et les familles,
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une dépendance excessive à l’organisation locale, aux pratiques, aux moyens, aux cultures professionnelles.
Le résultat est connu : deux personnes présentant des besoins comparables peuvent vivre des situations radicalement différentes selon leur lieu de résidence.
Le rapport parle de cohérence à renforcer. DEDIĈI parle, lui, d’un chaînon manquant.
Le point aveugle du système : qui s’occupe vraiment de la situation ?
À la lecture du rapport, une question revient sans cesse, sans jamais être nommée explicitement :
Qui s’occupe activement et durablement de la situation d’une personne vulnérable, au-delà des prestations ?
La PCH : finance, évalue, notifie. Mais elle n’organise pas.
Elle ne garantit pas : la continuité humaine, la vigilance dans le temps, la défense inconditionnelle de la personne, la cohérence entre tous les acteurs, l’adaptation permanente aux évolutions de la vie.
C’est là que les familles s’épuisent, que les professionnels se débattent dans la complexité, et que les institutions constatent des écarts qu’elles peinent à corriger.
La proposition DEDIĈI : organiser autour de la personne
DEDIĈI ne propose ni une prestation supplémentaire, ni un service de plus, ni une réforme technique de la PCH. DEDIĈI propose une organisation humaine fondamentale, absente du dispositif actuel :
le cercle de personne de confiance.
Un cercle de personnes de confiance, c’est : un petit groupe de personnes choisies ou reconnues autour de la personne vulnérable, indépendant des institutions, mais allié avec elles, chargé de veiller, comprendre, défendre, coordonner, dans la durée.
Ce cercle : ne remplace pas la PCH, ne se substitue pas aux professionnels, ne concurrence pas les institutions. Il rend possible leur bon fonctionnement.
De la prestation à la situation : changer de focale
Le rapport analyse la PCH prestation par prestation. DEDIĈI invite à regarder situation par situation.
Une situation de vulnérabilité n’est pas une somme d’aides : elle est vivante, évolutive, intime, relationnelle.
Sans organisation autour d’elle : les aides se juxtaposent, les décisions se fragmentent, les responsabilités se diluent.
Avec un cercle de confiance : la PCH devient un outil utile et lisible, les dysfonctionnements sont repérés tôt, l’effectivité devient une préoccupation permanente, la personne retrouve un pouvoir d’agir réel.
Alliance, et non opposition, entre citoyen et institution
Le rapport appelle à plus de pilotage, plus de cohérence, plus de contrôle d’effectivité.
DEDIĈI propose une réponse claire : une alliance structurée entre deux logiques complémentaires.
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La solidarité citoyenne, au plus près des personnes, dans l’intimité des situations.
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La solidarité institutionnelle, garante des droits, des financements et du cadre légal.
Le cercle de confiance devient le lieu d’articulation entre ces deux mondes. Ni fusion. Ni défiance.
Mais une coopération organisée.
Ce que révèle le rapport… et ce qu’il rend possible
En creux, le rapport de la Cour des comptes dit ceci : Nous avons construit des droits puissants,
mais pas encore l’organisation humaine capable de les faire vivre équitablement.
DEDIĈI se situe exactement là : comme une infrastructure sociale légère, universelle, transposable à la PCH, à l’APA, à l’AEEH, et à toute situation de vulnérabilité.
Organiser autour de la personne, avant d’empiler des dispositifs. C’est simple. C’est exigeant. Et c’est désormais indispensable.
