DEDIĈI dans les mots de Marc HALÉVY

Article dédié à Marc HALÉVY et à tous ceux qui s’intéressent à la complexité de la Vie, et particulièrement à celle des plus faibles et des plus vulnérables.

Par Jean-Luc LEMOINE, président-fondateur, et entre chercheurs. Une invitation à découvrir DEDIĈI.

Marc Halévy

 

Merci Marc,
– Merci tant ton propos rejoint le nôtre,
– Merci tant tes travaux apportent de la lumière dans la complexité de la Vie.

Moi et nous autres, tous aussi, je me suis effectivement dit que si je ne prends pas mes responsabilités, personne d’autre ne le fera à ma place.

Donc désolé de te déranger, mais depuis des années DEDIĈI est aussi “juste en train d’essayer de changer le Monde”.

Voici par de courtes touches, assises sur tes mots, ce que DEDIĈI dit, mais sans ton aisance de tribun averti, orateur éloquent qui remue les foules.

Émergence

Marc, le système complexe, vivant et simplificateur que propose DEDIĈI est une émergence due aux trop nombreuses difficultés de la solidarité envers les plus vulnérables, défaillances et violences systémiques, je précise, indépendantes de la volonté éclairée des acteurs concernés.

Pour ceux des lecteurs qui ne savent pas: L’émergence, inhérente aux systèmes complexes, se produit lorsque des interactions trop nombreuses et/ou trop fortes entre éléments engendrent des comportements imprévus. Un nouvel ordre émerge, transformant les caractéristiques d’une complexité initiale en une complexité nouvelle souvent surprenante et parfois simplificatrice.

Virtuosité et spiritualité

Marc, la proposition de DEDIĈI, qui s’attaque au très difficile du bouillonnement chaotique autour des personnes vulnérables, est bien une virtuosité, non pas destinée à créer et à contrôler la rareté, mais dédiée au Mieux, en générosité pour le Monde de la Solidarité.

En espéranto, DEDIĈI veut dire dédié à, consacré à la personne vulnérable et aux plus faibles de notre société.

Sens et Grand Dessein

Pour l’après nous, Marc, sache que pour qu’ils puissent partir en paix, le moteur commun de « ceux qui aiment » est de rendre aussi fort que les autres ceux qu’ils défendent et protègent jusqu’au bout.

C’est la très bonne raison que DEDIĈI donne aux acteurs de la solidarité pour qu’ils soient fiers de libérer toutes leurs intelligences harmonieuses au bénéfice de l’infinité des singularités à aider.

DEDIĈI invite donc l’intelligence, la simplicité, l’organisation complexe vivante, la virtuosité et la spiritualité à s’exprimer, avec une grande dose de courage et d’audace en toute amitié.

Une vocation au plus profond

Marc, mes parents, ma culture et la vie m’ont donné la vocation de protéger et de défendre les êtres faibles, fragiles et vulnérables jusqu’au bout, pour leur permettre d’être les égaux des autres.

La vocation des parents militants est en moi. Nous sommes très nombreux à la partager.

L’Utopie DEDIĈI et le Temps

Il est grand temps, impatients, cela fait longtemps et ce sera long pour que les choses changent vraiment.

DEDIĈI-Cathédrale est l’utopie d’un siècle qui a commencé il y a 40 ans. Ce sera une réalité au-delà de 2050 pour nos enfants.

La résistance des institutions

La régulation du modèle décroissant actuel défendu par le paradigme ambiant du « Ça, mais on le fait déjà ! » s’oppose au radicalement différent du grand pourquoi il faut faire autrement, et  bien naturellement avec ce qu’on a déjà mais pour s’articuler plus élégamment (efficience).

La résistance des institutions et de toutes ses sous composantes est très forte, non pas que la pensée du moment ne souhaite pas bouger, mais parce qu’elle souhaite le faire à sa manière sans entendre, écouter et comprendre la voix des simples qui auraient l’outrecuidance, dans la complexité d’annoncer le bien plus simple pour vaincre le compliqué dont elle vit et qu’elle a bien du mal à abandonner.

Une révolution inspirante qui ne vient pas des institutions

Une révolution qui vient de l’existence même de gens simples, sans voix, de personnes très lourdement handicapées, divinement inspirantes et porteuses d’une évidence dérangeante : le plus fort d’un moment doit partager sa force avec le plus faible, au risque de faire disparaître ce qu’il est.

La Complexité n’est pas le Compliqué

Merci Marc d’essayer d’expliquer, comme nous l’expliquons nous aussi, que le complexe est simple mais pas simplifiable et que le compliqué, c’est compliqué mais simplifiable, même si les deux vont ensemble à condition de ne pas tout mélanger (comprenne qui pourra).

Voici ce qu’en dit une intelligence artificielle… qui n’existe pas !

Pour Marc Halévy, la différence essentielle entre le complexe et le compliqué réside dans leur nature fondamentale. Le complexe est organique, dynamique et interconnecté, alors que le compliqué est mécanique, statique et linéaire. Dans le complexe, les relations entre les éléments sont imbriquées et évoluent de manière imprévisible, tandis que dans le compliqué, les parties sont isolées et les interactions sont prévisibles. Halévy insiste sur le fait que comprendre le complexe nécessite une approche systémique et holistique, alors que résoudre le compliqué peut souvent être accompli par des méthodes analytiques et linéaires.

Bifurcation

DEDIĈI est une magnifique bifurcation, une naissance, une émergence, un changement de logique, une proposition organisationnelle méta-principielle vivante, radicalement différente et simplificatrice qui adopte le regard du simple, pour le simple mais pas par le simple.

Rien pour nous, sans nous dirons les sans-voix.

Le méta-processus-principiel d’accompagnement de DEDIĈI

Intriqué au cœur de la grande complexité de la vie, le méta-processus-principiel de DEDIĈI est en quelque sorte une fractale organisationnelle d’un chaos orchestré de la solidarité, une complexité vivante de la diversité. Il s’agit d’une simplicité non simplifiable qui s’attache à l’infini à servir des diversités, et en laissant libres toutes intelligences pour s’exprimer.

Les choses de grande valeur n’ont pas de prix.

Voici ce que pourrait me dire mon fils Nicolas (1982), autiste avec (déficiences différences)

« Je ne suis pas assez riche pour me payer du pas cher. Il me faut quelque chose qui n’a pas de prix : le temps et l’attention des autres ».

Résilience « Antifragile »

Plus tu reçois de coups, plus tu te solidifies, plus tu te transformes et plus tu deviens incassable. Plus rien ne te fait peur.

Je n’ai plus peur de rien pour moi. J’ai peur pour mon fils, oui.

La différence est source d’ostracisme, un ostracisme naturel pour la « Norme » qui vit d’abord le temps du refus d’une folie temporelle apparente, puis le temps du danger pour elle tant ça bouleverse ses certitudes, puis enfin l’évidence de cette utopie, parce qu’elle l’aurait si bien imaginée elle-même dira-t-elle.

La découverte des pépites cachées

Que la Norme découvre ses talents cachés, étranges, ceux tu sais bien Marc, virtuoses qui sont seuls, uniques, à pouvoir créer et qui pourrait bien être catalyseurs d’émergences surprenantes si le Bonheur (la chance) leur était donné.

Une organisation en cellules autonomes interalliées

La solidarité est une affaire de coopérations agiles et libérées, en interaction les unes avec les autres, fédérées par un projet fort, porté par un sens, un grand dessein commun.

Il en est ainsi de la cellule familiale sociale étendue, celle qui devrait défendre et protéger à jamais les plus faibles, mais aussi des organisations instituées, parfois trop grandes et trop sclérosées, mises et maintenues en silos par des egos mal placés.

Une organisation à partager, toute alignée sur le processus méta que tout le monde devrait servir et qui n’appartient qu’à la personne vulnérable qui souhaiterait tant, aidée, le gouverner et le piloter (autodétermination).

Il n’y a pas d’objets assemblés dans l’univers, il n’y a que des processus complexes intriqués

Lecteurs, si vous n’êtes pas matheux, évitez ce qui suit.

Oui, hormis l’abstraction mathématique qui s’affranchit de la réalité pour tenir sa logique, 1+1 ne fait pas 2 dans l’Univers, problème d’identité discriminante.

La preuve, si on dit 1 « quoi » + 1 « quoi » = « quoi » tout le monde dira quoi !?

La plupart des lecteurs seront perdus dans ce paragraphe, parce qu’on touche ici la quadrature du cercle. Il est plus vrai que jamais qu’un point ce n’est rien, mais c’est pourtant tout, à condition qu’on définisse ce qu’est le point (objet discriminant d’un rien qui contiendrait tout).

Tout problème local a une infinité de causes.

Le problème de l’accompagnement des personnes vulnérables n’échappe pas à ce point de vue.

DEDIĈI essaie de confiner ce problème dans 5 classes de causes qui forment, au sens de DEDIĈI, la cause des causes de tous les désagréments vécus, pour essayer ensuite de réduire globalement le problème en proposant un méta-processus-principiel en 5 rôles qui s’attache, de fait, à réduire les causes innombrables de ces 5 classes de causes.

Cette théorie, que nous déclarons vraie dans notre référentiel, mais non démontrable, nous semble bien vraie jusqu’à preuve du contraire.

Notre théorie, que nous affirmerons, oui, vraie mais incomplète, est à ce jour consistante au sens de Gödel (incomplétude). Aucun exemple de vie n’est venu à ce jour la contredire.

Sur cette théorie donc, pour le moins consistante jusqu’à preuve du contraire, nous avons établi notre méta-processus-principiel, un modèle organisationnel fractal que nous mettons à l’épreuve du vivant.

Et effectivement tout l’Univers semble n’être que processus complexes.

Pourquoi en serait-il autrement devant notre nez. Il n’y a donc pas de logique d’assemblage dans la réalité, mais des rencontres pour que le tout soit supérieur à la somme de ses parties, pour que le tout soit lui-même générateur d’une richesse qui lui est propre, bien naturellement soutenu et rendu possible  par un biotope interactif.

Oui Marc, il n’y a pas que des forces extérieures invisibles qui agissent sur un tout, il y a aussi des forces intrinsèques au cœur même du tout observé.

C’est ce qui nous guide pour inviter tous les acteurs de la solidarité en leur donnant une bonne raison d’apporter toute leur intelligence au processus complexe mais simple proposé.

Vous avez dit processus ?

Qui comprend donc ce mot !

Mais qu’est-ce donc un processus, qui plus est encore un « méta-processus-complexe-principiel-simple ».

Et bien oui Marc, ce n’est pas simple à expliquer quand la Norme comprend process industriels compliqués, procédures “qualité” d’une qualité qui mériterait le jugement d’une qualité de la qualité.

La référence au vivant, aux fractales chaotiques d’un ordre (organisation) caché échappe encore à l’entendement tant qu’on ne l’a pas trouvé.

On pourrait aussi dire fractales révélant le chaos et la complexité

Le vivant complexe répond à des choses simples qui ne sont pas simplifiables.

Ces choses-là peuvent par exemple être « explicables » par des principes « fractaux » permettant de simplifier la représentation du complexe vivant.

C’est ce qu’essaie de monter DEDIĈI avec son méta-processus-principel en 5 rôles invitants les acteurs à vivre la complexité de façon plus intelligence par le fait d’une lucidité imagée (voir le totem DEDICI, un jouet pour enfant au cœur de l’immense difficulté de la Solidarité.

Le Hasard et l’Espoir

Comme tu le dis Marc, avec d’autres, le hasard est la poubelle de notre ignorance.

Le tout est possible. Rien n’est impossible, enfin faute du contraire dans un continuum d’événements que la Norme nomme “temps”.

Devant l’énigme du handicap nous avons le devoir d’essayer sans cesse. Le chemin vivant que nous essayons de rendre agréable pour tous passe, à notre avis, par l’émergence d’un autrement radicalement plus simple venant du regard des personnes impliquées.

Nous faisons simplement l’essai d’une compréhension organisationnelle pour que les intelligences puissent partager de concert l’envie et la joie  d’une belle Société

_____________.

A toi Marc, si tu lis cet article, peut-être auras tu envie de me contacter.

Imagine-toi, par ta richesse, contribuer un jour à la recherche des processus complexes du vivant au profit des plus faibles et des plus vulnérables.

DEDIĈI, laboratoire d’idées, t’accueillera bien volontiers.

Jean-Luc LEMOINE

Accueillir ou être accueilli : That is the Question.

Au profit des personnes vulnérables, voici une expérience de pensée, une inversion du regard, un bouleversement des représentations et une invitation à orienter tous les dispositifs de la solidarité vers le processus invisible d’un nouveau paradigme à imaginer.

Dans notre quête d’amélioration de l’accompagnement des personnes vulnérables, nous nous retrouvons confrontés, sans la mettre en perspective, à une dualité fascinante, semblable aux deux faces d’une même pièce.

D’un côté, il y a l’idée traditionnelle selon laquelle les institutions et les acteurs de la solidarité, selon leurs logiques, offrent un soutien et une assistance aux personnes vulnérables.

De l’autre, il existe une perspective moins explorée mais tout aussi importante : celle où ce sont les personnes vulnérables elles-mêmes qui accueillent la solidarité dans leur processus de vie.

Cette perspective non usuelle d’inclusion inversée invite à repenser la dynamique traditionnelle de l’accompagnement.

Plutôt que de considérer la solidarité comme une offre imposée de l’extérieur s’exprimant dans des silos opérationnels, il est essentiel de comprendre que les personnes vulnérables ont un rôle actif central au cœur d’un processus qui leur appartient et que les acteurs de la solidarité doivent intégrer, en y étant invités, pour tenir des rôles pilotés qu’ils ne perçoivent pas clairement.

En adoptant ce point de vue, nous sommes confrontés à la perception d’une « réalité », dirons-nous aussi réelle que qu’une autre, et qui a bien du mal à se faire respecter faute d’invisibilité, où la personne accompagnée devient l’acteur principal d’un processus d’accompagnement qui n’appartient qu’à elle-même.
Et pour tous les acteurs de la solidarité, la question est de savoir quel est donc ce processus invisible.

Ainsi, plutôt que de simplement voir les organisations et les acteurs de la solidarité se préoccuper de leurs « organisations », ils sont alors invités à comprendre qu’ils sont aussi, dans une autre réalité, invités à tenir des rôles dans un processus qui ne leur appartient pas et qu’ils doivent comprendre pour bien œuvrer.

En résumé, la question est donc de savoir qui accueille réellement qui dans le processus d’accompagnement et quelle est cette invitation à repenser nos perceptions et nos pratiques. En embrassant ce regard et en l’explorant sous ce côté, à ce jour non posé, nous pouvons développer des approches plus inclusives, plus respectueuses et plus efficaces pour répondre aux besoins de chacun dans notre société.

Quel est donc ce processus invisible. À vous d’y travailler pour le dessiner et bien vous en imprégner.

Vers une communauté de pratique dédiée à la Personne Vulnérable

Pour les gouvernances et les dirigeances des institutions de la Solidarité en Alsace et pour tous ceux, en France et ailleurs, qui souhaitent partager ce Grand Dessein Collectif, voici pour la première fois l’idée organisée d’une communauté de pratique véritablement dédiée à la Personne Vulnérable, placée en tête de nos préoccupations.

(Initiative portée par un premier noyau associatif alsacien).

Cette communauté de pratique dédiée est différente de celles que vous avez pu connaître auparavant par le fait qu’elle ne se limite pas à des échanges de pratiques ou à des partages de ressources, voire au suivi de recommandations de bonnes pratiques habituelles et officielles.

Il s’agit ici de définir l’essentiel de ce qui nous permettra d’agir collectivement en qualité d’acteurs au sein d’un processus organisationnel qui n’appartient qu’à la personne vulnérable et dont elle seule, aidée, aura la gouvernance et le pilotage exclusif.

« Rien Pour Nous sans Nous » diront les plus vulnérables.

Cette organisation principielle, librement offerte à tous, dépasse à ce jour tout ce qui a été produit comme rapports et orientations institutionnelles.

Aucun de nous ne pourra prétendre en être le propriétaire. Nous-tous seront invités à en être les acteurs dans de nouveaux rôles à découvrir.

Avant de vous lancer dans cette aventure, il est essentiel que nous éclaircissions notre compréhension commune de cette organisation que nous acceptons de servir, une organisation, sous-tendue par des principes fondamentaux universels qui doivent guider notre travail collectif.

Ce Grand Dessein Collectif mériterait d’être placé au tout début de toutes nos déclarations d’intentions, au fronton de toutes les institutions de la solidarité.

Nos organisations internes et transverses de fonctionnement pourront s’aligner progressivement vers ce processus majeur, que d’autres appellent aussi « refonte de l’offre ».

Ainsi, nous affirmerons que pour agir de manière intelligente et naturelle au bénéfice de la personne vulnérable, nous devons partager une vision organisationnelle collective et cohérente autour d’elle.

C’est de cette manière que la Personne Vulnérable sera enfin, véritablement, placée au centre de nos préoccupations.

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Voici un exemple d’écriture de déclaration préliminaire à toutes nos intentions, et à mettre  en tête de nos institutions.

Cet exemple d’écriture est tiré du livre Tribune « Nous-Tous, personnes vulnérables, prenons la parole » Un porte-parole pour ceux qui ne peuvent pas le dire comme cela. Un livre qui rejoint :
– Les déclarations de “Nous Aussi“, “Rien Pour Nous Sans Nous
– Que la Voix des Sans-Voix empêche les puissants de dormir. Abbé Pierre.

64 pages, en lecture libre et gratuite ici : https://www.dedici.org/bibliotheque

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Voici donc cet exemple :

Nous tous, acteurs de la Solidarité, nous poursuivons un but commun : œuvrer ensemble pour que chaque personne vulnérable puisse être accompagnée et compensée au mieux de façon organisée et coordonnée.

Cela nous amène à partager une organisation commune, à chaque fois singulière, autour de chaque situation, sur la base de cinq principes fondamentaux :

1- Le Principe de l’Écoute et du Respect : Chaque personne vulnérable doit être entendue, écoutée, comprise et respectée dans ce qu’elle exprime et revendique.

2- Le Principe de la Défense Inconditionnelle : La personne vulnérable doit être défendue et protégée sans faille, en tout temps et en tout lieu par des personnes de confiance.

3- Le Principe de l’Attention Permanente : La personne mérite qu’on s’occupe de sa situation en permanence, en explorant continuellement ce que la solidarité peut offrir de meilleur et en garantissant la coordination de son action.

4- Le Principe de la Gouvernance Personnelle : Tous ceux qui interviennent pour la personne doivent comprendre qu’ils agissent sous la gouvernance et le contrôle exclusif de la personne elle-même, aidée pour être en capacité de le faire ou de le faire faire.

5- Le Principe du Soutien Collectif : Toutes les institutions agissant dans la solidarité doivent soutenir toutes les personnes physiques qui agissent dans cette organisation.

Ces cinq principes se réalisent selon une organisation en 5 grands rôles :

1- La Personne Vulnérable : Placée au centre, elle est l’acteur principal, aidé pour être autodéterminé, et nous devons respecter ses choix.

2- Les Défenseurs Ultimes : Des individus de confiance, bienveillants, dédiés à protéger et défendre la Personne Vulnérable de façon continue

3- Ceux qui s’occupent de la situation : Des professionnels responsables de confiance pour négocier et ajuster, puis coordonner les compensations nécessaires de façon continue

4- Les Intervenants : Tous ceux qui fournissent les compensations et les expertises requises et qui agiront sous évaluation de la personne, aidée.

5- La Société des Institutions et des Lois : Les entités en charge de soutenir, de promouvoir, et de mettre en œuvre la solidarité par l’action des personnes physiques de tous types qui agiront dans les rôles 1, 2, 3 et 4.

Cette organisation peut aussi se représenter sous la forme

  • d’un processus à la norme BPMN2, à inclure en tête des documents qualité ISO de chaque institution (le grand processus, ou le méta-processus du Grand Dessein de l’institution)

  • d’un totem-repère.

D’autres ouvrages à lire sur le sujet

  • MPPA Le Méta-Processus-Principiel d’Accompagnement.

Pour décideurs, qualiticiens et chargés de la convergence  institutionnelle.
Une réflexion majeure en quelques pages le Maillon Manquant, le Point Cardinal des boussoles de convergence. Norme ISO 9001
28 pages En lecture libre ici : https://www.dedici.org/bibliotheque

  • Simple et Convergent

Un point de réflexion majeur pour « l’élite décisionnelle » à la recherche d’une convergence de la Solidarité, avec « simplicité ». La Méta-Pensée de Dediĉi.
164 pages En lecture libre ici : https://www.dedici.org/bibliotheque



La « Cellule Familiale Bienveillante » reconstituée, étendue et consolidée.

Solidarité

Dans les bonnes familles les choses se passent toujours bien pour les plus faibles d’entre nous. Dans l’intimité, ils reçoivent naturellement du temps et de l’attention de la part des plus forts, et tout ce qui leur faut. Mais malheureusement notre Société n’est pas si bienveillante que cela et les problèmes surviennent quand ces conditions ne sont pas réunies. Quand la famille est inexistante ou affaiblie, quand le village ou la communauté de soutien n’existent plus ou ne soutiennent pas cette cellule, la personne vulnérable s’expose, tôt ou tard, immanquablement, à toutes sortes de risques et problèmes.

Et notre civilisation, dite moderne et orientée travail, continue à affaiblir cette « Cellule Familiale Bienveillante ». Alors en compensation elle a créé des institutions « gérées » qui tentent en vain, ou arrivent tant bien que mal à protéger les plus faibles, mais sans jamais pouvoir le faire de façon équivalente.

Du reste que ce soit en Famille ou en Institution, toutes sortes d’événements indésirables surviennent au malheur des plus vulnérables.

Notre Société ne comprend toujours pas que la défense et la protection ultimes des personnes vulnérables n’est pas l’affaire de belles familles ou d’institutions « gérées », aussi respectables soient-elles.

La défense et la protection ultimes des personnes vulnérable est l’affaire de personnes physiques bienveillantes, de cœur et de confiance, soutenues par une Société solidaire.

Cette chose-là, évidente, doit être sans cesse répétée pour la « Normalité ». Et il est illusoire de penser pouvoir assurer l’efficience des institutions par des contrôles du même ordre.

Une autre évidence à rappeler : la gouvernance et le pilotage de la Vie des Personnes Vulnérables ne commencent pas et ne finissent pas aux portes des belles familles ou des établissements « normés », fussent-ils parmi les plus méritants.

L’évaluation doit venir des bénéficiaires eux-mêmes, placés spécifiquement dans un environnent d’intimité et de sécurité leur permettant de le faire, aidés, sans risques de retours de flammes et de contre-mesures de régulations, aux seuls pouvoirs et appréciations des acteurs justement objet de cette évaluation.

Notre civilisation moderne, qui malmène depuis des décennies l’idée de famille, a favorisé la démission des proches bienveillants et l’abandon des plus faibles avec bonne conscience, tout en décourageant et en épuisant chaque jour, par fatigue destructive, les innombrables aidants-aimants qui n’entendent pas s’y soumettre.

Le dogme d’un moment fût d’avoir bonne conscience en confiant nos protégés aux institutions et aux professionnels au sein d’un système d’une remarquable complication, toujours plus normées et sophistiquées, perdant l’âme et le sens naturel qu’il aurait convenu de préserver.

En dépit, et à cause de la présence permanente d’innombrables acteurs intelligents, formés et essayant de bien faire, ce fût d’oublier de penser que, loin des yeux et des cœurs, les plus forts arbitreront toujours en fonction de leurs propres intérêts. Une dure réalité qui nous a conduit à constater que le Système dit “solidaire” aime tant aujourd’hui les personnes vulnérables et les met tant au centre de ses préoccupations, qu’il les mange et qui les digère.

Alors les aidants-aimants tentent de compenser les incomplétudes infinies d’une Solidarité ainsi malmenée. C’est ce que les parents, les amis et les proches ont pensé faire en essayant de recréer de grandes familles parentales, ou bienfaisantes, militantes, par le biais d’institutions qu’elles pouvaient croire maîtriser.

Et maintenant, avec une injonction d’inclusion qui a oublié de dire comment, cela est encore pire parce que le cocon fragile qui se voulait déjà difficilement protecteur n’existe même plus, à la grande inquiétude justifiée des proches.

Ainsi faut-il revenir à la notion de «  Cellule Familiale Bienveillante » peut-être moins naturelle mais, si nécessaire revisitée, reconstituée et consolidée. C’est le chemin incontournable pour une intimité, renforcée, continue, pour reconstruire un environnement de proximité en mesure d’accorder du temps et de l’attention à la Personne Vulnérable et de rééquilibrer les positions par l’effet d’un contre-pouvoir à inventer : le contre-pouvoir de la personne vulnérable augmentée.

Chaque personne vulnérable, chaque situation, doit donc faire aujourd’hui l’objet d’une vérification simple :

Qui est autour de la personne, pour faire quoi, avec quels pouvoirs et avec quel accord de la Personne. Quel temps et quelle attention ces acteurs-là réservent-ils à la personne. Quelles conventions les lient, dans quelle organisation dédiée à la personne, dans quels rôles, avec quels soutiens, renforts et supervision ? Quelle est donc cette organisation qui n’appartiendrait donc qu’à la personne vulnérable et que tous devraient servir ?

Eh bien sachez-le, quand cette question-là est posée comme cela au sein même des plus prestigieuses institutions, rien de bien clair ne vient. Pire on constate que cette approche organisationnelle autour et pour la personne ne vient plus à l’esprit et n’est donc pas inscrite dans les plans d’action, tout simplement parce que les esprits sont encombrés par d’autres préoccupations.

Revenons donc au naturel bienveillant. Toute personne vulnérable devrait pouvoir disposer d’une « Cellule Familiale Bienveillante » étendue pour une intimité continue, non prégnante et acceptée par la personne pour le bien qu’elle lui procure, pour le temps et l’attention qu’elle lui accorde.

Cette « Cellule Familiale Bienveillante » là, trop souvent insuffisante ou perdue, doit être reconstituée par des acteurs qui protégeront et défendront la personne contre tout, tous le temps et partout, de façon continue et qui s’occuperont en permanence de sa situation pour trouver, négocier et évaluer les meilleures compensations possibles offertes par la solidarité.

Cette Cellule d’intimité n’est pas facile à reconstituer par le fait que les acteurs de confiance qui la composent devront se relayer quand ils faiblissent ou disparaissent, et s’entendre avec la Personne dans des rôles à préciser et sous contrôle éthique de la Solidarité.

La difficulté provient aussi par le fait que cette « Cellule Familiale Bienveillante » étendue (qui permet à la personne de s’autodéterminer, de porter sa parole et de la défendre) est encore loin d’être comprise et donc loin d’être admise par notre société, et qu’il faut donc l’inventer, la faire comprendre et la vérifier.

C’est spécifiquement l’un des enjeux de la grande proposition de DEDIĈI.

DEDIĈI propose une organisation au-dessus de tout, n’appartenant qu’à la personne vulnérable, décrite par un méta-processus principiel, et contenant cette fameuse « Cellule Familiale Bienveillante » en 3 rôles, en tête d’une organisation en 5 rôles d’une simplicité édifiante, pour répondre au compliqué du système de solidarité et de ses défaillances, et qui invite tous les acteurs à une compréhension collective, à ce fameux alignement cohérent tant attendu par les plus faibles et leurs entourages.

Nota : La « Cellule Familiale Bienveillante » » dont il est question ici s’appelle aussi triade d’autodétermination dans d’autres articles du même auteur.

 

 

Deux marqueurs majeurs de la solidarité

Cet article est destiné aux “gouvernances” et “dirigeances” d’établissements du champ de la solidarité sociale, médico-sociale et sanitaire, et aux décideurs des institutions qui les orientent et qui les financent. Il met en avant deux marqueurs majeurs, encore trop diffus, qu’il ne faudrait jamais oublier.

Premier marqueur majeur de la solidarité

En matière de solidarité, et pour chaque situation appelant son recours, il existe toujours une déclinaison singulière, variable, adaptable, d’un processus d’accompagnement principiel unique qui n’appartient qu’à la personne vulnérable et à ses proches.

Toutes les personnes physiques et morales qui agissent de concert en solidarité pour cette personne, dans sa situation, doivent, connaître, soutenir et servir ce processus.

Ce processus ne leur appartient pas. Ils en sont simplement les acteurs organisés au travers de rôles à tenir, qu’il faut naturellement comprendre pour bien les jouer.

Toutes les institutions du périmètre de la solidarité devraient afficher ce principe en tête de leur “Grand Dessein” et de leurs projets. Il s’agit même d’une exigence qualité quand on recherche la convergence d’organisations indépendantes, multiples et diversifiées.

Toutes ces institutions devraient donc partager ce même imaginaire commun, c’est-à-dire le même processus d’accompagnement « méta », singulièrement adaptable et variable.

En quelque sorte, comme le “surmoi” au côté de l’égo, il s’agit d’un “surelles” au côté de leurs pensées autocentrées, pour les aligner toutes ensemble sur un intouchable (au profit du plus vulnérable), et d’un “après-nous” pour les bienveillants du moment (parents et proches aimants).

DEDIĈI en propose une représentation possible par un totem en 5 rôles d’une rare simplicité.

Second marqueur majeur de la solidarité

Le second marqueur de la solidarité est l’exigence d’attention que devrait porter tout acteur, personne physique ou morale, pour vérifier sans cesse l’effectivité et la qualité de l’accompagnement de la personne vulnérable, par un regard permanent de proximité (proche des yeux, proche du cœur).

Cette exigence d’attention devrait plus particulièrement être prégnante pour les mouvements de protection et de défense familiaux et parentaux qui pourraient soutenir et permettre la permanence de cellules (familiales) de solidarité étendues, solides et pérennes pour que, par exemple, les acteurs bienveillants du moment puissent partir en paix avec l’apaisement d’un espoir face à leur lancinante question : « que va devenir mon protégé quand je ne serais plus là ».

Pour cette exigence, il “suffirait” d’observer en continu qui est autour de la personne, pour faire quoi, avec quels pouvoirs et quels contrôles, dans quels rôles, prérogatives et éléments de coercition pilotés pour donner le pouvoir d’agir, de façon autodéterminée, à la personne vulnérable ainsi augmentée.

Cette exigence d’attention, cette vigilance particulièrement simple à organiser (à condition d’écouter une a-normalité), ne semble pourtant pas être du registre central des préoccupations des “gouvernances” et des “dirigeances” actuelles.

À n’en pas douter, ces deux marqueurs majeurs de la solidarité :

  • La perception, la reconnaissance et le partage collectifs du processus « méta » d’accompagnement de chaque singularité

  • L’attention, la vigilance constante de l’effectivité et de la qualité de l’accompagnement

Ces deux marqueurs-là seront des éléments d’autorités émulatrices pour ceux qui auront compris la centralité sur la personne vulnérable ainsi réaffirmée et le fléchage de leurs actions au service de cette coopération non compétitive et émulatrice.

Que cet article serve à tous ceux, en réflexion, qui œuvrent à un projet associatif et ses déclinaisons opérationnelles. Qu’il serve également à toutes les institutions en charge de la solidarité revisitée.

 

Le jeu sérieux de DEDIĈI

Nom-Logo de DEDICI par Elsa

En 5 rôles, Dediĉi vous invite à un jeu sérieux, collaboratif, pour vous frotter à la complexité de l’accompagnement d’une personne vulnérable*, au regard des complications de la Solidarité.

*Toute personne ayant besoin de la solidarité. Exemples : enfant en défaut de famille aimante, personne socialement défavorisée, personne handicapée physique et/ou psychique, personne vieillissante, etc.

Principes du jeu

Le jeu sérieux consiste à simuler l’accompagnement d’une personne vulnérable en invitant les participants à tenir 5 rôles clés :

  • En bleu, le rôle 1 de la personne vulnérable
  • En rouge, le rôle 2 des personnes qui la protègent et la défendent contre tout, tout le temps, jusqu’au bout
  • En vert, le rôle 3 des personnes qui s’occupent de sa situation pour rechercher, négocier, mettre en place et observer les solutions de la solidarité
  • En noir, le rôle 4 des personnes de tous types qui interviennent pour la compenser, pour la soigner ou l’aider dans ce qu’elle ne peut pas faire seule dans la vie de tous les jours
  • En jaune, le rôle 5 des personnes représentant les institutions, les personnes morales qui permettent et soutiennent la solidarité

Les acteurs du jeu endossent un ou plusieurs rôles parmi les 5 rôles clés et sont invités à coopérer lors d’un événement de la vie de la personne vulnérable.

Les acteurs ont bien naturellement tous les profils imaginables de la vie, mais ils sont invités à y ajouter par-dessus ces rôles prédominants.

Le « mais ça on le fait déjà » est alors requestionné dans son comment.

Par ce changement de représentation, le jeu fait en effet apparaître la nécessite de convenir du comment les rôles clés se tiennent et quels sont les enjeux, les tensions, les incompatibilités, mais aussi les pouvoirs et prérogatives qui se frottent, s’opposent, s’entremêlent avec d’autres représentations, postures et pouvoirs, se recomposent et agissent pour permettre finalement une vie plus simple à la personne vulnérable à ses proches.

Le gain du jeu est obtenu lorsque le « sourire » est présent chez la personne vulnérable, ses proches et tous les acteurs de l’accompagnement.

Scénario raccourci :

Tirée d’exemples de la vie, une situation précise d’une personne vulnérable est imaginée par le groupe de participants.

Le groupe se questionne pour savoir qui veut être acteur du jeu dans un ou plusieurs rôles clés, et qui veut observer et évaluer l’action des acteurs.

Les acteurs tirent alors une carte d’événement, avec des questions guides que peuvent compléter les acteurs. Les acteurs sont invités à préciser comment ils entendent s’organiser au regard des 5 rôles qu’ils tiennent ensemble pour agir dans la bientraitance et l’efficience au profit de la personne vulnérable.

Les participants non acteurs observent ce qui est relaté de l’organisation agissante pour en évaluer l’efficience.

Les acteurs et les participants en déduisent des améliorations organisationnelles possibles.

Exemple de jeu

Personne vulnérable : Un citoyen isolé, atteint de troubles mentaux, perturbe son voisinage.

Événement : Les gendarmes interviennent avec les pompiers. S’ensuit l’ouverture d’une procédure d’hospitalisation d’office et un accompagnement pour la suite.

Questionnement de l’événement par les 5 rôles :

  • Qui est autour de lui pour le défendre et le protéger, maintenant et plus tard.
  • Comment est écouté la personne, par qui, dans quelles conditions de stress
  • Qui va s’occuper de sa situation pour en comprendre les finesses sociétales et médicales
  • Qui va défendre sa parole et ses droits, maintenant et plus tard
  • Qui va assurer l’interface de dialogue avec la justice et les pouvoirs médicaux et sociétaux
  • Qui va soutenir l’organisation autour de la personne, maintenant et plus tard
  • Qui va évaluer l’efficience des solutions qui lui sont proposées et en vérifier continûment l’absence de dérives
  • Qui va surveiller les risques de maltraitances
  • Comment les défenseurs doivent-ils s’organiser pour assurer la défense de la personne et de ses intérêts partout où elle sera
  • Quelles prérogatives ceux qui s’occupent de la situation doivent-ils disposer
  • Comment ensemble ces acteurs peuvent-ils faire corps avec la personne vulnérable pour trouver un équilibre et les éléments d’une autodétermination
  • Comment les institutions en place doivent-elles soutenir cette organisation
  • Quels nouveaux pouvoirs, quelles nouvelles postures devraient émerger pour que la solidarité soit plus harmonieuse
  • Qui réassure les acteurs dans l’Éthique
  • Qui assure les médiations, les arbitrages
  • Etc.

Exemples d’autres événements possibles pour cette personne vulnérable

  • Le temps et l’attention qu’on lui accorde (qui, quand, où, comment)
  • La tutelle ou curatelle, subrogation (vers un renforcement équilibré de la protection)
  • L’autodétermination de la personne (contexte de la triple expertise)
  • La vie à domicile, en foyer ou en hôpital
  • Pour les parents : « Que va-t-il (elle) devenir quand je ne serais plus là »
  • Maltraitance en institution
  • Fin de vie

________________

À vous d’imaginer et d’animer le jeu avec mille et une autres situations de personnes vulnérables vivant mille et un autres événements.

Le jeu laisse libre cours à toute situation et à tout événement où la solidarité doit se mettre en place.

Le jeu convient à des groupes en mesure de représenter les acteurs habituels de la solidarité. Il convient à un environnement familial plus ou moins étendu. Il convient également parfaitement à un environnement très élargi où toutes les composantes agissantes sont représentées (famille, amis, voisinage, environnement, établissements, institutions, etc.)

Pour offrir ce jeu sérieux au plus grand nombre, Dediĉi fait appel à toutes les volontés bénévoles qui souhaiteraient réfléchir à un ou plusieurs supports organisés, ludiques et diffusables de ce jeu, très sérieux.

L’épistémologie de la recherche DEDIĈI

Cet article est réservé aux lecteurs avertis en matière de recherche, puisqu’il traite de la façon dont a été posée la théorie organisationnelle de DEDIĈI sur le champ de l’accompagnement des personnes vulnérables. Il évoque la force logique et la consistance qui sont avancées pour que tous puissent s’appuyer sur elles pour en faire un sujet de réflexion et d’action. Il sert également de contenu pour étayer toute approche critique de nos propositions.

Rappel de ce qu’est l’épistémologie

L’épistémologie est une branche de la philosophie qui se consacre à l’étude de la connaissance. Elle cherche à comprendre comment nous acquérons, validons, organisons et utilisons les connaissances. L’épistémologie explore les questions fondamentales sur la nature de la connaissance, les limites de la connaissance, les méthodes de recherche, et la manière dont nous distinguons le savoir de la croyance.

Voici quelques concepts clés liés à l’épistémologie :

  1. Sources de connaissance : L’épistémologie examine les différentes sources de connaissance, telles que l’expérience sensorielle, la raison, l’autorité, la tradition, et la révélation religieuse. Elle se demande comment chacune de ces sources contribue à notre compréhension du monde.

  2. Justification : L’une des principales préoccupations de l’épistémologie concerne la justification des croyances. Comment pouvons-nous justifier nos affirmations ou nos convictions ? Les philosophes de l’épistémologie cherchent à comprendre ce qui rend une croyance rationnelle, fondée et légitime.

  3. Croyance vraie justifiée : L’épistémologie a été influencée par la célèbre analyse de la connaissance proposée par le philosophe Edmund Gettier. Selon cette analyse, la connaissance est généralement définie comme une croyance vraie justifiée. Cependant, Gettier a montré que cette définition était insuffisante, car il est possible d’avoir une croyance vraie justifiée sans avoir réellement de connaissance.

  4. Scepticisme : L’épistémologie aborde également les défis du scepticisme, qui remettent en question la possibilité même de la connaissance. Les sceptiques soutiennent souvent que nous ne pouvons jamais être certains de rien et que toutes nos croyances pourraient être trompeuses.

  5. Méthodes de recherche : L’épistémologie examine les méthodes que nous utilisons pour acquérir des connaissances, telles que la méthode scientifique, la logique, l’introspection, et d’autres formes de raisonnement.

  6. Structures de la connaissance : Elle s’intéresse également à la manière dont les connaissances sont organisées, classées et hiérarchisées. Par exemple, comment pouvons-nous distinguer les faits des opinions ou des croyances ?

Pour faire court, l’épistémologie est la discipline qui explore la nature de la connaissance, la manière dont nous la justifions, et les méthodes que nous utilisons pour l’acquérir. Elle est au cœur de nombreuses réflexions philosophiques et scientifiques sur la nature de la réalité et de la pensée humaine.

Rappel d’une logique pure démontrée

Ce qu’affirme DEDIĈI dans sa proposition organisationnelle est de la classe de la logique pure démontrée par le mathématicien Kurt Gödel et aujourd’hui admise.

La voici retraduite à notre manière :

Il existe des propositions vraies qui ne peuvent pas être démontrées avec ce que l’on possède dans notre système de représentation. La seule chose qu’on puisse faire c’est d’essayer de trouver des exemples qui viendraient contredire ces propositions.

Tant qu’on y arrive pas, ces propositions sont dites consistantes et on peut alors élaborer des modèles solides sur elles.

Ces propositions ne sont pas complètes et les intelligences sont invitées à les compléter.

Mais, malgré cette incomplétude, en l’état, les intelligences peuvent s’appuyer sur elles pour élaborer des modèles solides et les expérimenter.

Rappel de la proposition de DEDIĈI, dans la veine de cette logique pure

Il n’existe aucune situation regrettable de personne vulnérable qui ne soit pas le résultat d’une faiblesse d’au moins un de ces 5 points suivants :

  1. On n’entend pas, on n’écourte pas, on ne comprend pas, et on ne respecte pas assez la « parole » de la personne vulnérable.

  2. On ne la protège pas, et on ne la défend pas assez jusqu’au bout, tout le temps, partout, contre tout

  3. On ne s’occupa pas assez de sa situation pour rechercher, négocier et piloter la mise en œuvre de la solidarité, pour la réguler.

  4. Ceux qui interviennent pour elle font du mieux qu’ils peuvent, mais ils ne sont pas évalués par elle de sorte que toute dérive reste possible

  5. Les institutions ne soutiennent pas assez l’effectivité, la faisabilité des 4 points précédents et nous soutiennent pas assez les acteurs, personnes physiques qui agissent sur ces 4 points.

Ces 5 points sont la cause des causes de toute situation indésirable, inacceptable.

Et à ce jour, rien ne contredit notre proposition. Nous continuons donc à mettre au défi le Monde Entier pour nous apporter un seul contre-exemple qui viendrait la contre-dire.

Notre proposition est donc consistante et sur cette consistance, pour réduire la cause des causes en 5 points, nous avons établi un modèle organisationnel universel en 5 rôles s’adaptant à toutes les situations.

Nous l’avons appelé : méta-processus principiel d’accompagnement (MPPA). Et nous le mettons à l’épreuve au travers de différentes modalités de recherche-action.

Invitations

Nous invitons tout chercheur, de toute « obédience », de toute spécialité philosophique, de toute branche scientifique, à bien comprendre la démarche de recherche de DEDIĈI et à mettre à l’épreuve sa solidité.

Lire aussi :

La démarche de recherche de DEDIĈI

6 livres en lecture libre ici : Bibliothèque (oct 2023)

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Une Solidarité Consistante et Flexible

DEDIĈI : un modèle d’accompagnement des Personnes Vulnérables flexible, consistant et innovant

DEDIĈI propose un modèle organisationnel basé sur cinq rôles, offrant flexibilité et consistance. Cette approche permet l’innovation continue dans la réponse à l’infinité des situations de vulnérabilité et de réponses solidaires.

Introduction

L’accompagnement des personnes vulnérables englobe une diversité de situations, de besoins et de contextes qui évoluent sans cesse. Face à cette complexité, il est impératif de développer des modèles d’accompagnement flexibles, capables de s’adapter tout en maintenant une cohérence fondamentale.

Dans cet article, nous vous présentons un modèle organisationnel novateur, articulé autour de cinq rôles distincts. Ce modèle autorise à la fois la flexibilité et la consistance. Il offre une structure solide pour répondre aux défis variés de la solidarité envers les personnes vulnérables, tout en favorisant l’innovation continue.

Au cœur de cette approche se trouvent les cinq rôles : la personne accompagnée, les acteurs protecteurs, les acteurs de coordination et de pilotage, les acteurs de compensation, et les acteurs institutionnels. Chacun de ces rôles contribue de manière unique à la réponse solidaire, tout en collaborant au sein d’un système global.

Au fil de cet article, nous explorerons comment la consistance de ce modèle garantit sa robustesse, tout en offrant la flexibilité nécessaire pour s’adapter à l’infinité des situations de vulnérabilité. Nous mettrons également en lumière comment cette flexibilité favorise l’innovation, ouvrant ainsi la voie à une amélioration continue de l’efficacité de l’accompagnement des personnes vulnérables.

Notre modèle d’accompagnement des personnes vulnérables se positionne comme une solution dynamique et adaptable. Il incarne la vision d’une solidarité évolutive et efficace, capable de relever les défis en perpétuelle évolution.

Un Modèle d’Accompagnement en Cinq Rôles

Au cœur de notre approche réside un modèle d’accompagnement des personnes vulnérables, articulé autour de cinq rôles clés. Chacun de ces rôles remplit des fonctions spécifiques, contribuant ainsi à la création d’un écosystème solidaire complet. Les cinq rôles sont les suivants :

  1. La Personne Accompagnée : Ce rôle centralise l’attention sur la personne vulnérable elle-même. Elle est écoutée, comprise, et respectée dans ses besoins et ses aspirations. Le rôle de la personne accompagnée est de s’exprimer, de participer activement à la définition de ses besoins, et de collaborer avec les autres acteurs pour trouver des solutions adaptées à sa situation.

  2. Les Acteurs Protecteurs : Ces acteurs jouent un rôle crucial dans la sécurité de la personne accompagnée. Leur mission est de veiller à ce que la personne vulnérable soit protégée contre tout danger, à tout moment et en tout lieu. Ils assurent une présence constante et vigilante pour minimiser le potentiel de risques et garantir un environnement sûr.

  3. Les Acteurs de Coordination et de Pilotage : Ils recherchent, coordonnent et pilotent globalement les ressources et les services nécessaires à la personne accompagnée, du point de vue de la Personne et de ses défenseurs/protecteurs. Ils s’occupent de chaque situation. Leur responsabilité est de former avec la personne et ses protecteurs une triade d’autodétermination, puis de rechercher, négocier, piloter et soulager les démarches pour s’assurer de la mise en place de réponses efficaces aux besoins.

  4. Les Acteurs de Compensation : Ces acteurs interviennent directement dans la fourniture de soutien matériel, psychologique, et social. Ils sont responsables de la compensation des désavantages subis par la personne vulnérable. Leur rôle est de répondre aux besoins spécifiques en fournissant des ressources, des soins, et une assistance personnalisée. Ils sont placés sous le pilotage de la triade d’autodétermination.

  5. Les Acteurs Institutionnels : Ce cinquième rôle englobe les personnes morales, les institutions, et les lois qui soutiennent et encadrent l’action des acteurs des quatre rôles précédents. Ils créent le cadre juridique et réglementaire nécessaire pour garantir la protection des droits de la personne vulnérable et faciliter la coordination entre les différents acteurs.

Ce modèle en cinq rôles offre une répartition claire des responsabilités tout en favorisant la collaboration et la complémentarité entre les acteurs. Chaque rôle contribue à la solidarité envers les personnes vulnérables d’une manière spécifique, créant ainsi une synergie qui renforce la réponse globale face à la vulnérabilité.

Consistance : La Clé de l’Adaptabilité

La consistance constitue le fondement de notre modèle d’accompagnement en cinq rôles. Elle se révèle essentielle pour garantir la stabilité du système tout en lui permettant de s’adapter avec succès à des situations variées. Voici comment la consistance est la clé de l’adaptabilité :

1. Prévention des Contradictions : Un système consistant est dépourvu de contradictions internes. Dans notre modèle, cela signifie que les actions et les responsabilités de chaque rôle sont clairement définies et cohérentes. Cette absence de contradiction prévient les conflits potentiels et favorise la collaboration fluide entre les acteurs. La consistance est aussi de dire que les problèmes rencontrés dans la solidarité sont tous issus de la défaillance d’un ou de plusieurs de ces cinq rôles. Autrement dit : il n’existe pas de situation difficile sans qu’au moins un des cinq rôles soit défaillant.

2. Flexibilité au Sein de la Consistance : La consistance ne signifie pas la rigidité. Au contraire, elle offre un cadre stable dans lequel des ajustements peuvent être apportés sans compromettre l’intégrité globale du système. Les acteurs peuvent adapter leurs actions en réponse aux besoins changeants de la personne accompagnée, tout en respectant les principes fondamentaux établis.

3. Garantie de la Fiabilité : La consistance assure également la fiabilité du modèle. Les acteurs peuvent compter sur des rôles cohérents et des responsabilités claires, ce qui renforce la confiance et la prévisibilité au sein du système. Cela contribue à une réponse solidaire stable et fiable, essentielle pour les personnes vulnérables.

4. Un Modèle de Base Solide : La consistance crée un modèle de base solide, mais elle reconnaît également qu’aucun modèle unique ne peut répondre à toutes les situations de vulnérabilité. Elle offre ainsi une base stable pour la construction de modèles spécifiques adaptés à des contextes particuliers.

En somme, la consistance dans notre modèle d’accompagnement en cinq rôles garantit une structure robuste qui peut évoluer en réponse aux défis changeants de la vulnérabilité. Cette cohérence fondamentale permet aux acteurs de s’adapter sans perdre de vue les principes essentiels de solidarité. Dans la section suivante, nous explorerons comment cette flexibilité au sein de la consistance favorise l’innovation continue dans l’accompagnement des personnes vulnérables.

5. Un Système Consistant mais Incomplet : Le modèle de base solide n’est pas exhaustif. Il autorise toutes sortes de dérivations en cohérence avec les principes du système.

Innovation organisationnelle flexible

La flexibilité est un élément central de notre modèle d’accompagnement en cinq rôles, et elle constitue la clé de l’innovation continue dans la réponse à la vulnérabilité. Voici comment la flexibilité stimule l’innovation dans notre approche :

1. Adaptation Contextuelle : La flexibilité permet aux acteurs d’adapter leurs actions en fonction des contextes spécifiques. Chaque situation de vulnérabilité est unique, et la capacité à personnaliser la réponse en fonction des besoins individuels est essentielle. Cette adaptation contextuelle favorise l’efficacité et la pertinence de l’accompagnement.

2. Créativité et Nouvelles Approches : Les acteurs ont la liberté d’explorer de nouvelles approches et de mettre en place des solutions innovantes pour répondre aux défis complexes de la vulnérabilité. La flexibilité encourage la créativité, ce qui peut conduire à des pratiques plus efficaces et à des réponses plus adaptées.

3. Évaluation Continue : La flexibilité permet également une évaluation continue de l’efficacité des actions entreprises. Les acteurs ont la possibilité de réfléchir sur leurs pratiques, d’identifier ce qui fonctionne le mieux, et d’apporter des ajustements en conséquence. Cela contribue à un processus d’amélioration continue.

4. Collaboration Interdisciplinaire : La flexibilité facilite la collaboration interdisciplinaire entre les différents acteurs. En encourageant la communication et la coopération entre les rôles, elle favorise la synergie et la combinaison de compétences diverses, ce qui peut conduire à des solutions innovantes et holistiques.

5. Réponse aux Besoins Émergents : La flexibilité permet au modèle de s’adapter aux besoins émergents de la personne accompagnée et de la société en constante évolution. Elle offre la possibilité de répondre rapidement aux nouvelles réalités et aux défis inattendus.

La flexibilité au sein de notre modèle d’accompagnement en cinq rôles crée un environnement propice à l’innovation. Elle encourage les acteurs à s’engager dans une démarche d’amélioration continue, à repousser les limites de l’efficacité, et à trouver de nouvelles solutions aux défis complexes de la vulnérabilité. Cette approche dynamique ouvre la voie à une solidarité en constante évolution, mieux adaptée aux besoins changeants de notre société.

Conclusion: Une Base Solide pour l’Accompagnement des Personnes Vulnérables

Notre modèle d’accompagnement en cinq rôles se profile comme une réponse innovante et adaptable pour faire face à la vulnérabilité. En combinant la consistance et la flexibilité, il offre une base solide pour l’accompagnement des personnes vulnérables, tout en stimulant l’innovation continue.

La consistance garantit que notre modèle est stable, prévenant les contradictions internes et fournissant une structure fiable pour les acteurs impliqués. Elle offre une assurance que les responsabilités sont clairement définies, renforçant ainsi la confiance et la prévisibilité au sein du système.

Pour démonter en permanence cette consistance, DEDIĈI met perpétuellement au défi le « monde entier » pour avancer un exemple dysfonctionnel de la solidarité qui ne serait pas issu de la défaillance d’au moins un des cinq rôles avancés.

La flexibilité, quant à elle, permet au modèle de s’adapter à une multitude de situations de vulnérabilité. Elle encourage la créativité, l’adaptation contextuelle, et la recherche de solutions novatrices. Cette flexibilité favorise également l’efficacité et l’efficience dans la réponse à des besoins en constante évolution.

En combinant ces deux éléments, notre modèle offre une vision de la solidarité envers les personnes vulnérables qui évolue avec elles. Il reconnaît l’infinité des situations de vulnérabilité et des réponses solidaires possibles, tout en maintenant une cohérence fondamentale.

Bien que notre modèle ne soit pas une solution universelle, il s’en approche de beaucoup et crée une base solide pour la construction de modèles dérivés spécifiques, adaptés à des contextes particuliers. Il favorise la créativité, l’innovation, et la collaboration entre les acteurs, offrant ainsi une réponse toujours plus efficace à la vulnérabilité.

En conclusion, notre modèle d’accompagnement en cinq rôles, consistant, simplificateur et éclairant, incarne la vision d’une solidarité organisée, évolutive, capable de relever les défis du présent tout en anticipant ceux de l’avenir.

Il offre un espace où la consistance et la flexibilité se complètent, créant ainsi une réponse solidaire robuste et novatrice pour les personnes vulnérables. Ce modèle encourage un engagement continu envers l’amélioration de la qualité de vie de ceux qui ont besoin d’une solidarité efficiente.

L’État Abandonne les Plus Vulnérables.

Un Cri du Cœur pour une Solidarité Rénovée

L’Accusation: L’État a failli. Voilà, c’est dit. Comment autrement expliquer que dans une nation qui se vante de sa devise “Liberté, Égalité, Fraternité”, les plus vulnérables soient si délaissés? Chaque jour, des témoignages bouleversants parviennent de tout le territoire, dépeignant un ras-le-bol généralisé face à un système qui semble sourd et aveugle aux besoins réels des personnes en situation de handicap ou de vulnérabilité.

Le Plaidoyer: L’inadéquation des réponses de l’État est d’autant plus troublante que pléthore de moyens existe. Nous avons des ressources, des compétences, et une foule d’acteurs de terrain prêts à se mobiliser. Mais ils se trouvent prisonniers d’un mode de pensée et d’une machinerie administrative monolithique qui applique, souvent sans discernement, les mêmes stéréotypes de solutions à des problématiques toutes singulières. La réalité est que chaque situation de handicap est unique, chaque personne est unique, et nécessite une prise en charge adaptée, spécifique. L’organisation autour de chaque situation doit être simplifiée.

Le Jugement: Il est donc impératif que l’État repense radicalement son approche. Il ne s’agit plus simplement de donner des moyens, mais de donner les BONS moyens, adaptés à chaque situation. L’État est aujourd’hui sommé d’instaurer une organisation flexible, qui prend en compte la spécificité de chaque cas, et qui travaille en étroite collaboration avec les acteurs de terrain, les familles, et surtout, les personnes directement impliquées. La solidarité nationale ne peut plus être un concept vague, elle doit être une réalité tangible, éprouvée chaque jour par ceux qui en ont le plus besoin.

Vers une Nouvelle Ère de Solidarité

Il est non seulement possible, mais impératif d’envisager une autre organisation. Une organisation où l’individualité de chaque personne est au cœur des décisions, où chaque situation est étudiée avec le plus grand soin pour y apporter une réponse adaptée. Un système où les compétences sont mobilisées en fonction des besoins réels et non selon un schéma préétabli et rigide.

Il existe déjà des pistes innovantes à explorer, comme celle proposée par DEDIĈI.org, qui avance une organisation, simple,  principielle et structurée autour de 5 rôles clés. Cette approche, ainsi que d’autres, mérite d’être étudiée et expérimentée.

Mais cela demande le courage penser radicalement autrement, accepter l’innovation organisationnelle, et d’avoir une réelle volonté de rompre avec les vieilles habitudes. Mais c’est le prix à payer pour une solidarité authentique, pour une nation où chacun, quelle que soit sa vulnérabilité ou son handicap, soit véritablement pris en compte, respecté et soutenu.

Les fondations d’une telle organisation sont déjà présentes dans les diverses initiatives locales, les expérimentations réussies sur le terrain et dans la voix des concernés. Saisissons cette opportunité, écoutons ces voix et co-construisons l’avenir : un avenir où la solidarité n’est plus un simple mot, mais une réalité vécue au quotidien par tous.

Pourquoi DEDIĈI

Une amélioration de la Solidarité pour les Personnes Vulnérables et leurs Proches., vers un Code de la Solidarité.

Résumé

Pourquoi DEDIĈI ? Parce que la solidarité envers les personnes vulnérables et handicapées est affichée, mais les défis auxquels font face ces personnes et leurs proches sont nombreux. Pourquoi la solidarité ne fonctionne-t-elle pas toujours aussi bien qu’elle le devrait ? DEDIĈI propose une réflexion approfondie sur les raisons sous-jacentes à ces problèmes et travaille à redéfinir l’organisation de la solidarité. Dans cet article, nous explorons les “Pourquoi” qui ont motivé l’action de DEDIĈI, accompagnés des multiples “parce que” qui détaillent les dysfonctionnements de notre société actuelle. Découvrez comment DEDIĈI cherche à créer et à institutionnaliser un avenir plus serein pour les personnes vulnérables et leurs proches.

Introduction

La solidarité envers les personnes vulnérables est une valeur fondamentale de notre société. Cependant, force est de constater que des problèmes subsistent dans l’organisation et l’efficacité de cette solidarité.

DEDIĈI s’attache à repenser cette solidarité, en prenant en compte les besoins à la source des personnes vulnérables et de leurs proches. Mais pourquoi cette démarche est-elle nécessaire ? Pourquoi la solidarité ne répond-elle pas toujours aux besoins des personnes vulnérables et de leurs proches ? Découvrons les raisons profondes qui motivent l’action de DEDIĈI.

Pourquoi DEDIĈI ?

Parce que nous nous inquiétons pour nos protégés, les personnes vulnérables que nous chérissons, qu’il s’agisse d’enfants, de personnes handicapées, de personnes vieillissantes ou socialement défavorisées. Notre société n’est pas aussi bienveillante qu’elle devrait l’être, et nous souhaitons que le plus faible soit l’égal des autres. Nous souhaitons qu’il puisse, durablement augmenté, même lourdement diminué, s’autodéterminer et disposer de son propre pouvoir d’agir.

La solidarité a fait des progrès significatifs en France au cours des cinquante dernières années, mais les institutions restent compliquées, et de nombreux dysfonctionnements persistent. Les acteurs impliqués sont souvent bienveillants, formés et animés, mais ils se retrouvent parfois dépassés par la complexité du système, noyés sous les démarches, désorganisés ou perdus dans les injonctions paradoxales.

Les personnes vulnérables ont besoin d’une attention permanente, d’une écoute bienveillante et d’une protection inconditionnelle. Pourtant, leur parole n’est pas toujours entendue, leur défense ultime n’est pas organisée, et leurs meilleures propositions pour bénéficier de la solidarité se perdent dans un système compliqué.

Les intervenants, qu’ils soient bénévoles ou professionnels, font de leur mieux, mais ils peuvent être influencés par des conflits d’intérêts et des considérations personnelles, ce qui peut nuire à l’intérêt des personnes vulnérables. Les institutions et les lois ne soutiennent pas suffisamment ces acteurs de proximité, car il n’existe pas de réflexion construite et proposée pour garantir à la personne vulnérable une compensation par les autres pour être égale tout au long de sa vie.

Les « Parce que » de la défaillance de la Solidarité

La protection juridique des personnes se limite souvent à une gestion patrimoniale et financière, assez loin d’autres considérations.

Les mouvements parentaux et de défense des intérêts des personnes vulnérables ont accompli un travail colossal, mais ils n’ont pas encore abordé la problématique de l’organisation sociétale autour de chaque personne vulnérable.

Les structures d’accompagnement, d’orientation et de décision sont souvent prises en défaut, laissant les proches dans une inquiétude permanente pour l’avenir de ceux qu’ils protègent.

La société doit réfléchir à une organisation principielle et systémique autour de chaque personne vulnérable, qui serait sanctuarisée et comprise de tous. Cela permettrait de repenser en profondeur l’accompagnement de chaque individu vulnérable et soulagerait les parents et les proches du fardeau qui les hante.

Proposition

La solidarité envers les personnes vulnérables est un incontournable de notre société.

DEDIĈI s’est engagée à repenser cette solidarité en 5 rôles seulement, pour que chaque personne vulnérable puisse être entendue, respectée et soutenue tout au long de sa vie.

Les “Pourquoi” de l’action de DEDIĈI sont motivés par le souhait de créer une organisation idéale pour essayer de construire un avenir plus serein pour les personnes vulnérables et leurs proches.

En prenant en compte les multiples “parce que” des dysfonctionnements actuels, DEDIĈI travaille à redéfinir l’organisation de la solidarité simplifiée pour qu’elle soit véritablement au service de ceux qui en ont le plus besoin.

C’est ensemble, en réfléchissant et en agissant de concert, que nous pourrons construire une société plus solidaire et bienveillante pour tous.

DEDIĈI propose aujourd’hui que la Société s’oriente vers un Code de la Solidarité.

Découvrez sa proposition organisationnelle en cinq principes et cinq rôles et son totem les représentant en 5 éléments de 5 couleurs. Découvrez comment la recherche-action en cours confirme la pertinence de cette organisation. Découvrez comment cette organisation rassemble toutes les initiatives et les rendent enfin cohérentes et convergentes.

Découvrez enfin le possible de tout ceci à condition d’accepter un rééquilibrage des pouvoirs au profit des Personnes vulnérables et de leurs proches.