Rendre la participation de la Personne vulnérable vraiment effective
On parle beaucoup de “projet personnalisé”. Sur le terrain, une difficulté revient sans cesse : la personne est parfois “présente”, mais sa participation reste fragile, partielle, ou simplement impossible dans le cadre habituel. Or la loi demande une participation directe et effective : pas une formalité, un vrai pouvoir d’expression et d’influence sur ce qui la concerne.
J’ai publié un texte de référence qui propose un déplacement simple : partir de la personne plutôt que de l’établissement, et créer les contextes concrets qui rendent sa participation possible.
L’idée centrale
La participation devient effective quand la personne peut s’appuyer sur :
- un cercle de personnes de confiance, choisi et vécu par elle (proches, aidants, professionnels de proximité, etc.)
- un espace d’intimité protégé, où ce qui est sensible reste protégé et filtré
- du temps régulier et une attention continue, plutôt qu’un moment unique “en réunion”
- ne dynamique évolutive : le projet vit, s’ajuste, se réécrit avec la personne
Ce que cela change pour les institutions
Le rôle de l’établissement (et plus largement de l’institution) prend une forme très concrète : garantir que le projet puisse se faire en soutenant ce qui lui échappe. Le texte résume cela par une formule de travail : “soutenir sans tenir”.
Autrement dit : l’institution garde un rôle essentiel, mais elle le joue comme facilitatrice et garante d’une participation réelle, au lieu de devenir, malgré elle, la propriétaire du projet.
Pourquoi partager ce document
Parce qu’il permet de remettre d’accord tout le monde autour d’un point commun : la participation effective de la Personne vulnérable doit être une réalité.
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Jean-Luc LEMOINE
Dépôt CERN DOI 10.5281/zenodo.18449971
