Accueillir ou être accueilli : That is the Question.

Au profit des personnes vulnérables, voici une expérience de pensée, une inversion du regard, un bouleversement des représentations et une invitation à orienter tous les dispositifs de la solidarité vers le processus invisible d’un nouveau paradigme à imaginer.

Dans notre quête d’amélioration de l’accompagnement des personnes vulnérables, nous nous retrouvons confrontés, sans la mettre en perspective, à une dualité fascinante, semblable aux deux faces d’une même pièce.

D’un côté, il y a l’idée traditionnelle selon laquelle les institutions et les acteurs de la solidarité, selon leurs logiques, offrent un soutien et une assistance aux personnes vulnérables.

De l’autre, il existe une perspective moins explorée mais tout aussi importante : celle où ce sont les personnes vulnérables elles-mêmes qui accueillent la solidarité dans leur processus de vie.

Cette perspective non usuelle d’inclusion inversée invite à repenser la dynamique traditionnelle de l’accompagnement.

Plutôt que de considérer la solidarité comme une offre imposée de l’extérieur s’exprimant dans des silos opérationnels, il est essentiel de comprendre que les personnes vulnérables ont un rôle actif central au cœur d’un processus qui leur appartient et que les acteurs de la solidarité doivent intégrer, en y étant invités, pour tenir des rôles pilotés qu’ils ne perçoivent pas clairement.

En adoptant ce point de vue, nous sommes confrontés à la perception d’une « réalité », dirons-nous aussi réelle que qu’une autre, et qui a bien du mal à se faire respecter faute d’invisibilité, où la personne accompagnée devient l’acteur principal d’un processus d’accompagnement qui n’appartient qu’à elle-même.
Et pour tous les acteurs de la solidarité, la question est de savoir quel est donc ce processus invisible.

Ainsi, plutôt que de simplement voir les organisations et les acteurs de la solidarité se préoccuper de leurs « organisations », ils sont alors invités à comprendre qu’ils sont aussi, dans une autre réalité, invités à tenir des rôles dans un processus qui ne leur appartient pas et qu’ils doivent comprendre pour bien œuvrer.

En résumé, la question est donc de savoir qui accueille réellement qui dans le processus d’accompagnement et quelle est cette invitation à repenser nos perceptions et nos pratiques. En embrassant ce regard et en l’explorant sous ce côté, à ce jour non posé, nous pouvons développer des approches plus inclusives, plus respectueuses et plus efficaces pour répondre aux besoins de chacun dans notre société.

Quel est donc ce processus invisible. À vous d’y travailler pour le dessiner et bien vous en imprégner.

Vers une communauté de pratique dédiée à la Personne Vulnérable

Pour les gouvernances et les dirigeances des institutions de la Solidarité en Alsace et pour tous ceux, en France et ailleurs, qui souhaitent partager ce Grand Dessein Collectif, voici pour la première fois l’idée organisée d’une communauté de pratique véritablement dédiée à la Personne Vulnérable, placée en tête de nos préoccupations.

(Initiative portée par un premier noyau associatif alsacien).

Cette communauté de pratique dédiée est différente de celles que vous avez pu connaître auparavant par le fait qu’elle ne se limite pas à des échanges de pratiques ou à des partages de ressources, voire au suivi de recommandations de bonnes pratiques habituelles et officielles.

Il s’agit ici de définir l’essentiel de ce qui nous permettra d’agir collectivement en qualité d’acteurs au sein d’un processus organisationnel qui n’appartient qu’à la personne vulnérable et dont elle seule, aidée, aura la gouvernance et le pilotage exclusif.

« Rien Pour Nous sans Nous » diront les plus vulnérables.

Cette organisation principielle, librement offerte à tous, dépasse à ce jour tout ce qui a été produit comme rapports et orientations institutionnelles.

Aucun de nous ne pourra prétendre en être le propriétaire. Nous-tous seront invités à en être les acteurs dans de nouveaux rôles à découvrir.

Avant de vous lancer dans cette aventure, il est essentiel que nous éclaircissions notre compréhension commune de cette organisation que nous acceptons de servir, une organisation, sous-tendue par des principes fondamentaux universels qui doivent guider notre travail collectif.

Ce Grand Dessein Collectif mériterait d’être placé au tout début de toutes nos déclarations d’intentions, au fronton de toutes les institutions de la solidarité.

Nos organisations internes et transverses de fonctionnement pourront s’aligner progressivement vers ce processus majeur, que d’autres appellent aussi « refonte de l’offre ».

Ainsi, nous affirmerons que pour agir de manière intelligente et naturelle au bénéfice de la personne vulnérable, nous devons partager une vision organisationnelle collective et cohérente autour d’elle.

C’est de cette manière que la Personne Vulnérable sera enfin, véritablement, placée au centre de nos préoccupations.

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Voici un exemple d’écriture de déclaration préliminaire à toutes nos intentions, et à mettre  en tête de nos institutions.

Cet exemple d’écriture est tiré du livre Tribune « Nous-Tous, personnes vulnérables, prenons la parole » Un porte-parole pour ceux qui ne peuvent pas le dire comme cela. Un livre qui rejoint :
– Les déclarations de “Nous Aussi“, “Rien Pour Nous Sans Nous
– Que la Voix des Sans-Voix empêche les puissants de dormir. Abbé Pierre.

64 pages, en lecture libre et gratuite ici : https://www.dedici.org/bibliotheque

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Voici donc cet exemple :

Nous tous, acteurs de la Solidarité, nous poursuivons un but commun : œuvrer ensemble pour que chaque personne vulnérable puisse être accompagnée et compensée au mieux de façon organisée et coordonnée.

Cela nous amène à partager une organisation commune, à chaque fois singulière, autour de chaque situation, sur la base de cinq principes fondamentaux :

1- Le Principe de l’Écoute et du Respect : Chaque personne vulnérable doit être entendue, écoutée, comprise et respectée dans ce qu’elle exprime et revendique.

2- Le Principe de la Défense Inconditionnelle : La personne vulnérable doit être défendue et protégée sans faille, en tout temps et en tout lieu par des personnes de confiance.

3- Le Principe de l’Attention Permanente : La personne mérite qu’on s’occupe de sa situation en permanence, en explorant continuellement ce que la solidarité peut offrir de meilleur et en garantissant la coordination de son action.

4- Le Principe de la Gouvernance Personnelle : Tous ceux qui interviennent pour la personne doivent comprendre qu’ils agissent sous la gouvernance et le contrôle exclusif de la personne elle-même, aidée pour être en capacité de le faire ou de le faire faire.

5- Le Principe du Soutien Collectif : Toutes les institutions agissant dans la solidarité doivent soutenir toutes les personnes physiques qui agissent dans cette organisation.

Ces cinq principes se réalisent selon une organisation en 5 grands rôles :

1- La Personne Vulnérable : Placée au centre, elle est l’acteur principal, aidé pour être autodéterminé, et nous devons respecter ses choix.

2- Les Défenseurs Ultimes : Des individus de confiance, bienveillants, dédiés à protéger et défendre la Personne Vulnérable de façon continue

3- Ceux qui s’occupent de la situation : Des professionnels responsables de confiance pour négocier et ajuster, puis coordonner les compensations nécessaires de façon continue

4- Les Intervenants : Tous ceux qui fournissent les compensations et les expertises requises et qui agiront sous évaluation de la personne, aidée.

5- La Société des Institutions et des Lois : Les entités en charge de soutenir, de promouvoir, et de mettre en œuvre la solidarité par l’action des personnes physiques de tous types qui agiront dans les rôles 1, 2, 3 et 4.

Cette organisation peut aussi se représenter sous la forme

  • d’un processus à la norme BPMN2, à inclure en tête des documents qualité ISO de chaque institution (le grand processus, ou le méta-processus du Grand Dessein de l’institution)

  • d’un totem-repère.

D’autres ouvrages à lire sur le sujet

  • MPPA Le Méta-Processus-Principiel d’Accompagnement.

Pour décideurs, qualiticiens et chargés de la convergence  institutionnelle.
Une réflexion majeure en quelques pages le Maillon Manquant, le Point Cardinal des boussoles de convergence. Norme ISO 9001
28 pages En lecture libre ici : https://www.dedici.org/bibliotheque

  • Simple et Convergent

Un point de réflexion majeur pour « l’élite décisionnelle » à la recherche d’une convergence de la Solidarité, avec « simplicité ». La Méta-Pensée de Dediĉi.
164 pages En lecture libre ici : https://www.dedici.org/bibliotheque



La « Cellule Familiale Bienveillante » reconstituée, étendue et consolidée.

Solidarité

Dans les bonnes familles les choses se passent toujours bien pour les plus faibles d’entre nous. Dans l’intimité, ils reçoivent naturellement du temps et de l’attention de la part des plus forts, et tout ce qui leur faut. Mais malheureusement notre Société n’est pas si bienveillante que cela et les problèmes surviennent quand ces conditions ne sont pas réunies. Quand la famille est inexistante ou affaiblie, quand le village ou la communauté de soutien n’existent plus ou ne soutiennent pas cette cellule, la personne vulnérable s’expose, tôt ou tard, immanquablement, à toutes sortes de risques et problèmes.

Et notre civilisation, dite moderne et orientée travail, continue à affaiblir cette « Cellule Familiale Bienveillante ». Alors en compensation elle a créé des institutions « gérées » qui tentent en vain, ou arrivent tant bien que mal à protéger les plus faibles, mais sans jamais pouvoir le faire de façon équivalente.

Du reste que ce soit en Famille ou en Institution, toutes sortes d’événements indésirables surviennent au malheur des plus vulnérables.

Notre Société ne comprend toujours pas que la défense et la protection ultimes des personnes vulnérables n’est pas l’affaire de belles familles ou d’institutions « gérées », aussi respectables soient-elles.

La défense et la protection ultimes des personnes vulnérable est l’affaire de personnes physiques bienveillantes, de cœur et de confiance, soutenues par une Société solidaire.

Cette chose-là, évidente, doit être sans cesse répétée pour la « Normalité ». Et il est illusoire de penser pouvoir assurer l’efficience des institutions par des contrôles du même ordre.

Une autre évidence à rappeler : la gouvernance et le pilotage de la Vie des Personnes Vulnérables ne commencent pas et ne finissent pas aux portes des belles familles ou des établissements « normés », fussent-ils parmi les plus méritants.

L’évaluation doit venir des bénéficiaires eux-mêmes, placés spécifiquement dans un environnent d’intimité et de sécurité leur permettant de le faire, aidés, sans risques de retours de flammes et de contre-mesures de régulations, aux seuls pouvoirs et appréciations des acteurs justement objet de cette évaluation.

Notre civilisation moderne, qui malmène depuis des décennies l’idée de famille, a favorisé la démission des proches bienveillants et l’abandon des plus faibles avec bonne conscience, tout en décourageant et en épuisant chaque jour, par fatigue destructive, les innombrables aidants-aimants qui n’entendent pas s’y soumettre.

Le dogme d’un moment fût d’avoir bonne conscience en confiant nos protégés aux institutions et aux professionnels au sein d’un système d’une remarquable complication, toujours plus normées et sophistiquées, perdant l’âme et le sens naturel qu’il aurait convenu de préserver.

En dépit, et à cause de la présence permanente d’innombrables acteurs intelligents, formés et essayant de bien faire, ce fût d’oublier de penser que, loin des yeux et des cœurs, les plus forts arbitreront toujours en fonction de leurs propres intérêts. Une dure réalité qui nous a conduit à constater que le Système dit “solidaire” aime tant aujourd’hui les personnes vulnérables et les met tant au centre de ses préoccupations, qu’il les mange et qui les digère.

Alors les aidants-aimants tentent de compenser les incomplétudes infinies d’une Solidarité ainsi malmenée. C’est ce que les parents, les amis et les proches ont pensé faire en essayant de recréer de grandes familles parentales, ou bienfaisantes, militantes, par le biais d’institutions qu’elles pouvaient croire maîtriser.

Et maintenant, avec une injonction d’inclusion qui a oublié de dire comment, cela est encore pire parce que le cocon fragile qui se voulait déjà difficilement protecteur n’existe même plus, à la grande inquiétude justifiée des proches.

Ainsi faut-il revenir à la notion de «  Cellule Familiale Bienveillante » peut-être moins naturelle mais, si nécessaire revisitée, reconstituée et consolidée. C’est le chemin incontournable pour une intimité, renforcée, continue, pour reconstruire un environnement de proximité en mesure d’accorder du temps et de l’attention à la Personne Vulnérable et de rééquilibrer les positions par l’effet d’un contre-pouvoir à inventer : le contre-pouvoir de la personne vulnérable augmentée.

Chaque personne vulnérable, chaque situation, doit donc faire aujourd’hui l’objet d’une vérification simple :

Qui est autour de la personne, pour faire quoi, avec quels pouvoirs et avec quel accord de la Personne. Quel temps et quelle attention ces acteurs-là réservent-ils à la personne. Quelles conventions les lient, dans quelle organisation dédiée à la personne, dans quels rôles, avec quels soutiens, renforts et supervision ? Quelle est donc cette organisation qui n’appartiendrait donc qu’à la personne vulnérable et que tous devraient servir ?

Eh bien sachez-le, quand cette question-là est posée comme cela au sein même des plus prestigieuses institutions, rien de bien clair ne vient. Pire on constate que cette approche organisationnelle autour et pour la personne ne vient plus à l’esprit et n’est donc pas inscrite dans les plans d’action, tout simplement parce que les esprits sont encombrés par d’autres préoccupations.

Revenons donc au naturel bienveillant. Toute personne vulnérable devrait pouvoir disposer d’une « Cellule Familiale Bienveillante » étendue pour une intimité continue, non prégnante et acceptée par la personne pour le bien qu’elle lui procure, pour le temps et l’attention qu’elle lui accorde.

Cette « Cellule Familiale Bienveillante » là, trop souvent insuffisante ou perdue, doit être reconstituée par des acteurs qui protégeront et défendront la personne contre tout, tous le temps et partout, de façon continue et qui s’occuperont en permanence de sa situation pour trouver, négocier et évaluer les meilleures compensations possibles offertes par la solidarité.

Cette Cellule d’intimité n’est pas facile à reconstituer par le fait que les acteurs de confiance qui la composent devront se relayer quand ils faiblissent ou disparaissent, et s’entendre avec la Personne dans des rôles à préciser et sous contrôle éthique de la Solidarité.

La difficulté provient aussi par le fait que cette « Cellule Familiale Bienveillante » étendue (qui permet à la personne de s’autodéterminer, de porter sa parole et de la défendre) est encore loin d’être comprise et donc loin d’être admise par notre société, et qu’il faut donc l’inventer, la faire comprendre et la vérifier.

C’est spécifiquement l’un des enjeux de la grande proposition de DEDIĈI.

DEDIĈI propose une organisation au-dessus de tout, n’appartenant qu’à la personne vulnérable, décrite par un méta-processus principiel, et contenant cette fameuse « Cellule Familiale Bienveillante » en 3 rôles, en tête d’une organisation en 5 rôles d’une simplicité édifiante, pour répondre au compliqué du système de solidarité et de ses défaillances, et qui invite tous les acteurs à une compréhension collective, à ce fameux alignement cohérent tant attendu par les plus faibles et leurs entourages.

Nota : La « Cellule Familiale Bienveillante » » dont il est question ici s’appelle aussi triade d’autodétermination dans d’autres articles du même auteur.

 

 

Deux marqueurs majeurs de la solidarité

Cet article est destiné aux “gouvernances” et “dirigeances” d’établissements du champ de la solidarité sociale, médico-sociale et sanitaire, et aux décideurs des institutions qui les orientent et qui les financent. Il met en avant deux marqueurs majeurs, encore trop diffus, qu’il ne faudrait jamais oublier.

Premier marqueur majeur de la solidarité

En matière de solidarité, et pour chaque situation appelant son recours, il existe toujours une déclinaison singulière, variable, adaptable, d’un processus d’accompagnement principiel unique qui n’appartient qu’à la personne vulnérable et à ses proches.

Toutes les personnes physiques et morales qui agissent de concert en solidarité pour cette personne, dans sa situation, doivent, connaître, soutenir et servir ce processus.

Ce processus ne leur appartient pas. Ils en sont simplement les acteurs organisés au travers de rôles à tenir, qu’il faut naturellement comprendre pour bien les jouer.

Toutes les institutions du périmètre de la solidarité devraient afficher ce principe en tête de leur “Grand Dessein” et de leurs projets. Il s’agit même d’une exigence qualité quand on recherche la convergence d’organisations indépendantes, multiples et diversifiées.

Toutes ces institutions devraient donc partager ce même imaginaire commun, c’est-à-dire le même processus d’accompagnement « méta », singulièrement adaptable et variable.

En quelque sorte, comme le “surmoi” au côté de l’égo, il s’agit d’un “surelles” au côté de leurs pensées autocentrées, pour les aligner toutes ensemble sur un intouchable (au profit du plus vulnérable), et d’un “après-nous” pour les bienveillants du moment (parents et proches aimants).

DEDIĈI en propose une représentation possible par un totem en 5 rôles d’une rare simplicité.

Second marqueur majeur de la solidarité

Le second marqueur de la solidarité est l’exigence d’attention que devrait porter tout acteur, personne physique ou morale, pour vérifier sans cesse l’effectivité et la qualité de l’accompagnement de la personne vulnérable, par un regard permanent de proximité (proche des yeux, proche du cœur).

Cette exigence d’attention devrait plus particulièrement être prégnante pour les mouvements de protection et de défense familiaux et parentaux qui pourraient soutenir et permettre la permanence de cellules (familiales) de solidarité étendues, solides et pérennes pour que, par exemple, les acteurs bienveillants du moment puissent partir en paix avec l’apaisement d’un espoir face à leur lancinante question : « que va devenir mon protégé quand je ne serais plus là ».

Pour cette exigence, il “suffirait” d’observer en continu qui est autour de la personne, pour faire quoi, avec quels pouvoirs et quels contrôles, dans quels rôles, prérogatives et éléments de coercition pilotés pour donner le pouvoir d’agir, de façon autodéterminée, à la personne vulnérable ainsi augmentée.

Cette exigence d’attention, cette vigilance particulièrement simple à organiser (à condition d’écouter une a-normalité), ne semble pourtant pas être du registre central des préoccupations des “gouvernances” et des “dirigeances” actuelles.

À n’en pas douter, ces deux marqueurs majeurs de la solidarité :

  • La perception, la reconnaissance et le partage collectifs du processus « méta » d’accompagnement de chaque singularité

  • L’attention, la vigilance constante de l’effectivité et de la qualité de l’accompagnement

Ces deux marqueurs-là seront des éléments d’autorités émulatrices pour ceux qui auront compris la centralité sur la personne vulnérable ainsi réaffirmée et le fléchage de leurs actions au service de cette coopération non compétitive et émulatrice.

Que cet article serve à tous ceux, en réflexion, qui œuvrent à un projet associatif et ses déclinaisons opérationnelles. Qu’il serve également à toutes les institutions en charge de la solidarité revisitée.

 

Le jeu sérieux de DEDIĈI

Nom-Logo de DEDICI par Elsa

En 5 rôles, Dediĉi vous invite à un jeu sérieux, collaboratif, pour vous frotter à la complexité de l’accompagnement d’une personne vulnérable*, au regard des complications de la Solidarité.

*Toute personne ayant besoin de la solidarité. Exemples : enfant en défaut de famille aimante, personne socialement défavorisée, personne handicapée physique et/ou psychique, personne vieillissante, etc.

Principes du jeu

Le jeu sérieux consiste à simuler l’accompagnement d’une personne vulnérable en invitant les participants à tenir 5 rôles clés :

  • En bleu, le rôle 1 de la personne vulnérable
  • En rouge, le rôle 2 des personnes qui la protègent et la défendent contre tout, tout le temps, jusqu’au bout
  • En vert, le rôle 3 des personnes qui s’occupent de sa situation pour rechercher, négocier, mettre en place et observer les solutions de la solidarité
  • En noir, le rôle 4 des personnes de tous types qui interviennent pour la compenser, pour la soigner ou l’aider dans ce qu’elle ne peut pas faire seule dans la vie de tous les jours
  • En jaune, le rôle 5 des personnes représentant les institutions, les personnes morales qui permettent et soutiennent la solidarité

Les acteurs du jeu endossent un ou plusieurs rôles parmi les 5 rôles clés et sont invités à coopérer lors d’un événement de la vie de la personne vulnérable.

Les acteurs ont bien naturellement tous les profils imaginables de la vie, mais ils sont invités à y ajouter par-dessus ces rôles prédominants.

Le « mais ça on le fait déjà » est alors requestionné dans son comment.

Par ce changement de représentation, le jeu fait en effet apparaître la nécessite de convenir du comment les rôles clés se tiennent et quels sont les enjeux, les tensions, les incompatibilités, mais aussi les pouvoirs et prérogatives qui se frottent, s’opposent, s’entremêlent avec d’autres représentations, postures et pouvoirs, se recomposent et agissent pour permettre finalement une vie plus simple à la personne vulnérable à ses proches.

Le gain du jeu est obtenu lorsque le « sourire » est présent chez la personne vulnérable, ses proches et tous les acteurs de l’accompagnement.

Scénario raccourci :

Tirée d’exemples de la vie, une situation précise d’une personne vulnérable est imaginée par le groupe de participants.

Le groupe se questionne pour savoir qui veut être acteur du jeu dans un ou plusieurs rôles clés, et qui veut observer et évaluer l’action des acteurs.

Les acteurs tirent alors une carte d’événement, avec des questions guides que peuvent compléter les acteurs. Les acteurs sont invités à préciser comment ils entendent s’organiser au regard des 5 rôles qu’ils tiennent ensemble pour agir dans la bientraitance et l’efficience au profit de la personne vulnérable.

Les participants non acteurs observent ce qui est relaté de l’organisation agissante pour en évaluer l’efficience.

Les acteurs et les participants en déduisent des améliorations organisationnelles possibles.

Exemple de jeu

Personne vulnérable : Un citoyen isolé, atteint de troubles mentaux, perturbe son voisinage.

Événement : Les gendarmes interviennent avec les pompiers. S’ensuit l’ouverture d’une procédure d’hospitalisation d’office et un accompagnement pour la suite.

Questionnement de l’événement par les 5 rôles :

  • Qui est autour de lui pour le défendre et le protéger, maintenant et plus tard.
  • Comment est écouté la personne, par qui, dans quelles conditions de stress
  • Qui va s’occuper de sa situation pour en comprendre les finesses sociétales et médicales
  • Qui va défendre sa parole et ses droits, maintenant et plus tard
  • Qui va assurer l’interface de dialogue avec la justice et les pouvoirs médicaux et sociétaux
  • Qui va soutenir l’organisation autour de la personne, maintenant et plus tard
  • Qui va évaluer l’efficience des solutions qui lui sont proposées et en vérifier continûment l’absence de dérives
  • Qui va surveiller les risques de maltraitances
  • Comment les défenseurs doivent-ils s’organiser pour assurer la défense de la personne et de ses intérêts partout où elle sera
  • Quelles prérogatives ceux qui s’occupent de la situation doivent-ils disposer
  • Comment ensemble ces acteurs peuvent-ils faire corps avec la personne vulnérable pour trouver un équilibre et les éléments d’une autodétermination
  • Comment les institutions en place doivent-elles soutenir cette organisation
  • Quels nouveaux pouvoirs, quelles nouvelles postures devraient émerger pour que la solidarité soit plus harmonieuse
  • Qui réassure les acteurs dans l’Éthique
  • Qui assure les médiations, les arbitrages
  • Etc.

Exemples d’autres événements possibles pour cette personne vulnérable

  • Le temps et l’attention qu’on lui accorde (qui, quand, où, comment)
  • La tutelle ou curatelle, subrogation (vers un renforcement équilibré de la protection)
  • L’autodétermination de la personne (contexte de la triple expertise)
  • La vie à domicile, en foyer ou en hôpital
  • Pour les parents : « Que va-t-il (elle) devenir quand je ne serais plus là »
  • Maltraitance en institution
  • Fin de vie

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À vous d’imaginer et d’animer le jeu avec mille et une autres situations de personnes vulnérables vivant mille et un autres événements.

Le jeu laisse libre cours à toute situation et à tout événement où la solidarité doit se mettre en place.

Le jeu convient à des groupes en mesure de représenter les acteurs habituels de la solidarité. Il convient à un environnement familial plus ou moins étendu. Il convient également parfaitement à un environnement très élargi où toutes les composantes agissantes sont représentées (famille, amis, voisinage, environnement, établissements, institutions, etc.)

Pour offrir ce jeu sérieux au plus grand nombre, Dediĉi fait appel à toutes les volontés bénévoles qui souhaiteraient réfléchir à un ou plusieurs supports organisés, ludiques et diffusables de ce jeu, très sérieux.

Une Solidarité Consistante et Flexible

DEDIĈI : un modèle d’accompagnement des Personnes Vulnérables flexible, consistant et innovant

DEDIĈI propose un modèle organisationnel basé sur cinq rôles, offrant flexibilité et consistance. Cette approche permet l’innovation continue dans la réponse à l’infinité des situations de vulnérabilité et de réponses solidaires.

Introduction

L’accompagnement des personnes vulnérables englobe une diversité de situations, de besoins et de contextes qui évoluent sans cesse. Face à cette complexité, il est impératif de développer des modèles d’accompagnement flexibles, capables de s’adapter tout en maintenant une cohérence fondamentale.

Dans cet article, nous vous présentons un modèle organisationnel novateur, articulé autour de cinq rôles distincts. Ce modèle autorise à la fois la flexibilité et la consistance. Il offre une structure solide pour répondre aux défis variés de la solidarité envers les personnes vulnérables, tout en favorisant l’innovation continue.

Au cœur de cette approche se trouvent les cinq rôles : la personne accompagnée, les acteurs protecteurs, les acteurs de coordination et de pilotage, les acteurs de compensation, et les acteurs institutionnels. Chacun de ces rôles contribue de manière unique à la réponse solidaire, tout en collaborant au sein d’un système global.

Au fil de cet article, nous explorerons comment la consistance de ce modèle garantit sa robustesse, tout en offrant la flexibilité nécessaire pour s’adapter à l’infinité des situations de vulnérabilité. Nous mettrons également en lumière comment cette flexibilité favorise l’innovation, ouvrant ainsi la voie à une amélioration continue de l’efficacité de l’accompagnement des personnes vulnérables.

Notre modèle d’accompagnement des personnes vulnérables se positionne comme une solution dynamique et adaptable. Il incarne la vision d’une solidarité évolutive et efficace, capable de relever les défis en perpétuelle évolution.

Un Modèle d’Accompagnement en Cinq Rôles

Au cœur de notre approche réside un modèle d’accompagnement des personnes vulnérables, articulé autour de cinq rôles clés. Chacun de ces rôles remplit des fonctions spécifiques, contribuant ainsi à la création d’un écosystème solidaire complet. Les cinq rôles sont les suivants :

  1. La Personne Accompagnée : Ce rôle centralise l’attention sur la personne vulnérable elle-même. Elle est écoutée, comprise, et respectée dans ses besoins et ses aspirations. Le rôle de la personne accompagnée est de s’exprimer, de participer activement à la définition de ses besoins, et de collaborer avec les autres acteurs pour trouver des solutions adaptées à sa situation.

  2. Les Acteurs Protecteurs : Ces acteurs jouent un rôle crucial dans la sécurité de la personne accompagnée. Leur mission est de veiller à ce que la personne vulnérable soit protégée contre tout danger, à tout moment et en tout lieu. Ils assurent une présence constante et vigilante pour minimiser le potentiel de risques et garantir un environnement sûr.

  3. Les Acteurs de Coordination et de Pilotage : Ils recherchent, coordonnent et pilotent globalement les ressources et les services nécessaires à la personne accompagnée, du point de vue de la Personne et de ses défenseurs/protecteurs. Ils s’occupent de chaque situation. Leur responsabilité est de former avec la personne et ses protecteurs une triade d’autodétermination, puis de rechercher, négocier, piloter et soulager les démarches pour s’assurer de la mise en place de réponses efficaces aux besoins.

  4. Les Acteurs de Compensation : Ces acteurs interviennent directement dans la fourniture de soutien matériel, psychologique, et social. Ils sont responsables de la compensation des désavantages subis par la personne vulnérable. Leur rôle est de répondre aux besoins spécifiques en fournissant des ressources, des soins, et une assistance personnalisée. Ils sont placés sous le pilotage de la triade d’autodétermination.

  5. Les Acteurs Institutionnels : Ce cinquième rôle englobe les personnes morales, les institutions, et les lois qui soutiennent et encadrent l’action des acteurs des quatre rôles précédents. Ils créent le cadre juridique et réglementaire nécessaire pour garantir la protection des droits de la personne vulnérable et faciliter la coordination entre les différents acteurs.

Ce modèle en cinq rôles offre une répartition claire des responsabilités tout en favorisant la collaboration et la complémentarité entre les acteurs. Chaque rôle contribue à la solidarité envers les personnes vulnérables d’une manière spécifique, créant ainsi une synergie qui renforce la réponse globale face à la vulnérabilité.

Consistance : La Clé de l’Adaptabilité

La consistance constitue le fondement de notre modèle d’accompagnement en cinq rôles. Elle se révèle essentielle pour garantir la stabilité du système tout en lui permettant de s’adapter avec succès à des situations variées. Voici comment la consistance est la clé de l’adaptabilité :

1. Prévention des Contradictions : Un système consistant est dépourvu de contradictions internes. Dans notre modèle, cela signifie que les actions et les responsabilités de chaque rôle sont clairement définies et cohérentes. Cette absence de contradiction prévient les conflits potentiels et favorise la collaboration fluide entre les acteurs. La consistance est aussi de dire que les problèmes rencontrés dans la solidarité sont tous issus de la défaillance d’un ou de plusieurs de ces cinq rôles. Autrement dit : il n’existe pas de situation difficile sans qu’au moins un des cinq rôles soit défaillant.

2. Flexibilité au Sein de la Consistance : La consistance ne signifie pas la rigidité. Au contraire, elle offre un cadre stable dans lequel des ajustements peuvent être apportés sans compromettre l’intégrité globale du système. Les acteurs peuvent adapter leurs actions en réponse aux besoins changeants de la personne accompagnée, tout en respectant les principes fondamentaux établis.

3. Garantie de la Fiabilité : La consistance assure également la fiabilité du modèle. Les acteurs peuvent compter sur des rôles cohérents et des responsabilités claires, ce qui renforce la confiance et la prévisibilité au sein du système. Cela contribue à une réponse solidaire stable et fiable, essentielle pour les personnes vulnérables.

4. Un Modèle de Base Solide : La consistance crée un modèle de base solide, mais elle reconnaît également qu’aucun modèle unique ne peut répondre à toutes les situations de vulnérabilité. Elle offre ainsi une base stable pour la construction de modèles spécifiques adaptés à des contextes particuliers.

En somme, la consistance dans notre modèle d’accompagnement en cinq rôles garantit une structure robuste qui peut évoluer en réponse aux défis changeants de la vulnérabilité. Cette cohérence fondamentale permet aux acteurs de s’adapter sans perdre de vue les principes essentiels de solidarité. Dans la section suivante, nous explorerons comment cette flexibilité au sein de la consistance favorise l’innovation continue dans l’accompagnement des personnes vulnérables.

5. Un Système Consistant mais Incomplet : Le modèle de base solide n’est pas exhaustif. Il autorise toutes sortes de dérivations en cohérence avec les principes du système.

Innovation organisationnelle flexible

La flexibilité est un élément central de notre modèle d’accompagnement en cinq rôles, et elle constitue la clé de l’innovation continue dans la réponse à la vulnérabilité. Voici comment la flexibilité stimule l’innovation dans notre approche :

1. Adaptation Contextuelle : La flexibilité permet aux acteurs d’adapter leurs actions en fonction des contextes spécifiques. Chaque situation de vulnérabilité est unique, et la capacité à personnaliser la réponse en fonction des besoins individuels est essentielle. Cette adaptation contextuelle favorise l’efficacité et la pertinence de l’accompagnement.

2. Créativité et Nouvelles Approches : Les acteurs ont la liberté d’explorer de nouvelles approches et de mettre en place des solutions innovantes pour répondre aux défis complexes de la vulnérabilité. La flexibilité encourage la créativité, ce qui peut conduire à des pratiques plus efficaces et à des réponses plus adaptées.

3. Évaluation Continue : La flexibilité permet également une évaluation continue de l’efficacité des actions entreprises. Les acteurs ont la possibilité de réfléchir sur leurs pratiques, d’identifier ce qui fonctionne le mieux, et d’apporter des ajustements en conséquence. Cela contribue à un processus d’amélioration continue.

4. Collaboration Interdisciplinaire : La flexibilité facilite la collaboration interdisciplinaire entre les différents acteurs. En encourageant la communication et la coopération entre les rôles, elle favorise la synergie et la combinaison de compétences diverses, ce qui peut conduire à des solutions innovantes et holistiques.

5. Réponse aux Besoins Émergents : La flexibilité permet au modèle de s’adapter aux besoins émergents de la personne accompagnée et de la société en constante évolution. Elle offre la possibilité de répondre rapidement aux nouvelles réalités et aux défis inattendus.

La flexibilité au sein de notre modèle d’accompagnement en cinq rôles crée un environnement propice à l’innovation. Elle encourage les acteurs à s’engager dans une démarche d’amélioration continue, à repousser les limites de l’efficacité, et à trouver de nouvelles solutions aux défis complexes de la vulnérabilité. Cette approche dynamique ouvre la voie à une solidarité en constante évolution, mieux adaptée aux besoins changeants de notre société.

Conclusion: Une Base Solide pour l’Accompagnement des Personnes Vulnérables

Notre modèle d’accompagnement en cinq rôles se profile comme une réponse innovante et adaptable pour faire face à la vulnérabilité. En combinant la consistance et la flexibilité, il offre une base solide pour l’accompagnement des personnes vulnérables, tout en stimulant l’innovation continue.

La consistance garantit que notre modèle est stable, prévenant les contradictions internes et fournissant une structure fiable pour les acteurs impliqués. Elle offre une assurance que les responsabilités sont clairement définies, renforçant ainsi la confiance et la prévisibilité au sein du système.

Pour démonter en permanence cette consistance, DEDIĈI met perpétuellement au défi le « monde entier » pour avancer un exemple dysfonctionnel de la solidarité qui ne serait pas issu de la défaillance d’au moins un des cinq rôles avancés.

La flexibilité, quant à elle, permet au modèle de s’adapter à une multitude de situations de vulnérabilité. Elle encourage la créativité, l’adaptation contextuelle, et la recherche de solutions novatrices. Cette flexibilité favorise également l’efficacité et l’efficience dans la réponse à des besoins en constante évolution.

En combinant ces deux éléments, notre modèle offre une vision de la solidarité envers les personnes vulnérables qui évolue avec elles. Il reconnaît l’infinité des situations de vulnérabilité et des réponses solidaires possibles, tout en maintenant une cohérence fondamentale.

Bien que notre modèle ne soit pas une solution universelle, il s’en approche de beaucoup et crée une base solide pour la construction de modèles dérivés spécifiques, adaptés à des contextes particuliers. Il favorise la créativité, l’innovation, et la collaboration entre les acteurs, offrant ainsi une réponse toujours plus efficace à la vulnérabilité.

En conclusion, notre modèle d’accompagnement en cinq rôles, consistant, simplificateur et éclairant, incarne la vision d’une solidarité organisée, évolutive, capable de relever les défis du présent tout en anticipant ceux de l’avenir.

Il offre un espace où la consistance et la flexibilité se complètent, créant ainsi une réponse solidaire robuste et novatrice pour les personnes vulnérables. Ce modèle encourage un engagement continu envers l’amélioration de la qualité de vie de ceux qui ont besoin d’une solidarité efficiente.

Pourquoi DEDIĈI

Une amélioration de la Solidarité pour les Personnes Vulnérables et leurs Proches., vers un Code de la Solidarité.

Résumé

Pourquoi DEDIĈI ? Parce que la solidarité envers les personnes vulnérables et handicapées est affichée, mais les défis auxquels font face ces personnes et leurs proches sont nombreux. Pourquoi la solidarité ne fonctionne-t-elle pas toujours aussi bien qu’elle le devrait ? DEDIĈI propose une réflexion approfondie sur les raisons sous-jacentes à ces problèmes et travaille à redéfinir l’organisation de la solidarité. Dans cet article, nous explorons les “Pourquoi” qui ont motivé l’action de DEDIĈI, accompagnés des multiples “parce que” qui détaillent les dysfonctionnements de notre société actuelle. Découvrez comment DEDIĈI cherche à créer et à institutionnaliser un avenir plus serein pour les personnes vulnérables et leurs proches.

Introduction

La solidarité envers les personnes vulnérables est une valeur fondamentale de notre société. Cependant, force est de constater que des problèmes subsistent dans l’organisation et l’efficacité de cette solidarité.

DEDIĈI s’attache à repenser cette solidarité, en prenant en compte les besoins à la source des personnes vulnérables et de leurs proches. Mais pourquoi cette démarche est-elle nécessaire ? Pourquoi la solidarité ne répond-elle pas toujours aux besoins des personnes vulnérables et de leurs proches ? Découvrons les raisons profondes qui motivent l’action de DEDIĈI.

Pourquoi DEDIĈI ?

Parce que nous nous inquiétons pour nos protégés, les personnes vulnérables que nous chérissons, qu’il s’agisse d’enfants, de personnes handicapées, de personnes vieillissantes ou socialement défavorisées. Notre société n’est pas aussi bienveillante qu’elle devrait l’être, et nous souhaitons que le plus faible soit l’égal des autres. Nous souhaitons qu’il puisse, durablement augmenté, même lourdement diminué, s’autodéterminer et disposer de son propre pouvoir d’agir.

La solidarité a fait des progrès significatifs en France au cours des cinquante dernières années, mais les institutions restent compliquées, et de nombreux dysfonctionnements persistent. Les acteurs impliqués sont souvent bienveillants, formés et animés, mais ils se retrouvent parfois dépassés par la complexité du système, noyés sous les démarches, désorganisés ou perdus dans les injonctions paradoxales.

Les personnes vulnérables ont besoin d’une attention permanente, d’une écoute bienveillante et d’une protection inconditionnelle. Pourtant, leur parole n’est pas toujours entendue, leur défense ultime n’est pas organisée, et leurs meilleures propositions pour bénéficier de la solidarité se perdent dans un système compliqué.

Les intervenants, qu’ils soient bénévoles ou professionnels, font de leur mieux, mais ils peuvent être influencés par des conflits d’intérêts et des considérations personnelles, ce qui peut nuire à l’intérêt des personnes vulnérables. Les institutions et les lois ne soutiennent pas suffisamment ces acteurs de proximité, car il n’existe pas de réflexion construite et proposée pour garantir à la personne vulnérable une compensation par les autres pour être égale tout au long de sa vie.

Les « Parce que » de la défaillance de la Solidarité

La protection juridique des personnes se limite souvent à une gestion patrimoniale et financière, assez loin d’autres considérations.

Les mouvements parentaux et de défense des intérêts des personnes vulnérables ont accompli un travail colossal, mais ils n’ont pas encore abordé la problématique de l’organisation sociétale autour de chaque personne vulnérable.

Les structures d’accompagnement, d’orientation et de décision sont souvent prises en défaut, laissant les proches dans une inquiétude permanente pour l’avenir de ceux qu’ils protègent.

La société doit réfléchir à une organisation principielle et systémique autour de chaque personne vulnérable, qui serait sanctuarisée et comprise de tous. Cela permettrait de repenser en profondeur l’accompagnement de chaque individu vulnérable et soulagerait les parents et les proches du fardeau qui les hante.

Proposition

La solidarité envers les personnes vulnérables est un incontournable de notre société.

DEDIĈI s’est engagée à repenser cette solidarité en 5 rôles seulement, pour que chaque personne vulnérable puisse être entendue, respectée et soutenue tout au long de sa vie.

Les “Pourquoi” de l’action de DEDIĈI sont motivés par le souhait de créer une organisation idéale pour essayer de construire un avenir plus serein pour les personnes vulnérables et leurs proches.

En prenant en compte les multiples “parce que” des dysfonctionnements actuels, DEDIĈI travaille à redéfinir l’organisation de la solidarité simplifiée pour qu’elle soit véritablement au service de ceux qui en ont le plus besoin.

C’est ensemble, en réfléchissant et en agissant de concert, que nous pourrons construire une société plus solidaire et bienveillante pour tous.

DEDIĈI propose aujourd’hui que la Société s’oriente vers un Code de la Solidarité.

Découvrez sa proposition organisationnelle en cinq principes et cinq rôles et son totem les représentant en 5 éléments de 5 couleurs. Découvrez comment la recherche-action en cours confirme la pertinence de cette organisation. Découvrez comment cette organisation rassemble toutes les initiatives et les rendent enfin cohérentes et convergentes.

Découvrez enfin le possible de tout ceci à condition d’accepter un rééquilibrage des pouvoirs au profit des Personnes vulnérables et de leurs proches.

Plaidoyer


Plaidoyer pour un accompagnement enfin solidaire de la Personne handicapée et/ou vulnérable.

Attendu que tout existe déjà, dit-on, sauf une organisation efficiente de ce qui existe déjà, pour preuve toutes les situations scandaleuses ou préoccupantes existantes.

Attendu que chaque situation exige une organisation spécifique partageable par tous les acteurs de tous horizons de la solidarité

Attendu qu’il n’a jamais été partagé une telle organisation adaptable à toutes les situations.

Attendu que cette organisation rassemblerait toutes les conditions de mise en application de toutes les lois (2005 notamment)

Nous, mouvement militant, plaidons pour une organisation, arrêtée en 5 rôles, gouvernée et piloté par la Personne aidée, opposable à tous les acteurs de la solidarité, construite sur les 5 principes incontournables partagés suivants :

1. Que la personne aidée puisse être elle-même, entendue dans l’intimité, comprise et respectée dans sa parole et ses choix
2. Quelle puisse être défendue et protégée contre tout, tout le temps, jusqu’au bout, par la mise en place d’une défense ultime constituée d’une organisation de personnes de cœurs qui se relaieront pendant et après la présence des bienveillants du moment.
3. Qu’on s’occupe de sa situation, pour rechercher, négocier, mettre en place et surveiller les meilleures compensations possibles, par la mise en place d’une coordination transverse constituée de professionnels disposant de pouvoirs adaptés qui se relaieront pour assurer la continuité de cette coordination.
4. Que tous les intervenants, quels qu’ils soient, de quelques pouvoirs qu’ils aient, soient évalués par la personne aidée
5. Que toutes les lois, les institutions et services, les personnes morales de la solidarité soutiennent cette organisation et les acteurs, personnes physiques, qui agiront.

Pour partage, mise à l’épreuve et institutionnalisation.

 

La “Cabane au fond du jardin”

Vivre avec une vulnérabilité, c’est vivre dans des conditions où l’appui des autres est un impératif. En effet, dans certaines situations, nous avons besoin de la coopération des autres pour nous faire entendre et nous faire comprendre, pour essayer.

DEDIĈI invite des personnes handicapées mentales et vulnérables, parfois très lourdement empêchées, leurs proches et des professionnels à leur service, à coopérer régulièrement dans la simplicité.

La “Cabane au fond du jardin” de DEDIĈI est un lieu et un temps qu’on prend ensemble* pour s’écouter et se comprendre régulièrement, à chaque fois qu’il le faut, pour se rendre attentif aux envies de vivre de celui qui a besoin des autres pour dire et rêver, pour mieux partager le vrai dans l’intimité et la sécurité.

Depuis un an, en Alsace, une trentaine de personnes handicapées** font chacun avec leurs proches l’expérience de la cabane qui les réunit.

Ils nous montrent combien c’est bon pour eux.

L’environnement familial et institutionnel de cette innovation perçoit désormais concrètement combien l’organisation que propose DEDIĈI peut éclairer et renforcer tout ce qu’ils font déjà par ailleurs, dans une bienveillance collective à la recherche d’une convergente centrée sur le pouvoir d’agir des plus vulnérables.

Pour en savoir plus
Michel       LECLERC         06 67 32 74 04
Jean-Luc  LEMOINE        06 76 56 56 17
Nous contacter

* Triade, dite de triple expertise et d’autodétermination, constituée de la personne vulnérable, de ses proches et des professionnels qui la suivent dans leur projet de vie. Cette triade se compose donc de la Personne en premier chef, et des gens qui la défendent et qui s’occupent de sa situation sur le long terme.

** 3 associations: Au-fil-de-la-Vie (Thann), Apei-Centre-Alsace (Selestat), Sinclair (Mulhouse), ainsi que l’École de Praxis de Sociale de Mulhouse participent à cette recherche action.

Le projet de DEDIĈI est soutenu par la Fondation de France et la Collectivité Européenne d’Alsace.

Bon alors, on fait comment !

C’est la question qu’on peut se poser quand on est en face d’une Personne en difficulté, un enfant maltraité, une personne vieillissante dépendante, une personne handicapée, où socialement défavorisée, une personne accidentée, etc.

Pour la Personne mentalement fragile ou infirme par exemple, quand la médecine est à son maximum, quand l’espoir médical a atteint ses limites, il nous reste l’espoir sociétal.

Comment des Gens bienveillants vont-ils agir de concert pour améliorer durablement la vie de la Personne, lui garantir d’être l’égale des autres malgré sa différence.

Comment fait-on, que faudrait-il faire ?

Eh bien voici les principes premiers qu’il faudrait sans doute respecter.

Tout d’abord prendre collectivement le temps pour entendre, écouter et comprendre la Personne, quels que soient son âge, ses difficultés, ses impossibilités.

Mais surtout faire en sorte qu’elle soit défendue, tout le temps, partout, contre tout, jusqu’au bout même (et surtout) quand ceux qui l’aiment ne seront plus là.

Et enfin s’occuper de sa situation, tout le temps pour trouver les meilleures compensations possibles et les essayer.

Mais cela ne suffit pas. Que comprennent les intervenants de tous types, comment sont-ils contrôlés dans ce qu’ils font, et quels soutiens, quels renforcements, quelles légitimités les institutions nous offrent-elles pour faire cela.

On voit donc bien que c’est une question d’organisation, de coopération. Mais comment mettre tout cela en place.

La première chose à faire, sans doute, c’est de repérer et d’observer qui sont les Gens qui sont autour de la Personne (de près ou de loin), à quel titre, dans quel rôle, d’où viennent-ils, comment sont-ils acceptés de la Personne, comment sont-ils mandatés ou soutenus pour faire cela.

Comment s’entendent-ils.

Est-ce qu’ils prennent assez le temps, est-ce qu’ils accordent de l’attention, à la Personne ?  Comprennent-ils bien ce qu’elle exprime ?  Respectent-ils sa parole et ses choix ?

Qui sont ces Gens qui défendent vraiment la Personne jusqu’au bout, qui s’occupent de sa situation ? Comment cela s’articule-t-il avec ce qu’on appelle la défense des droits, le tuteur légal ? Qui réfléchit en permanence pour elle pour trouver les compensations qu’il faut ?

Tous ces Gens-là, comment discutent-ils ensemble avec la Personne, pour garantir son pouvoir d’agir, son autodétermination, quels que soient ses empêchements ?

Ces Gens-là ont-ils des associations, des institutions, des lois qui les soutiennent, qui les informent, qui les renforcent avec l’éthique indispensable, qui les reconnaissent et les assistent pour défendre les intérêts de la Personne ?

Parents, familles, amis, voisins, tuteurs, société civile, professionnels, d’où viennent ces Gens et comment ont-ils décidé ensemble de coopérer, ou non, et pourquoi ? Comment tout cela se passe-t-il en réalité ? Comment tout cela devrait se faire idéalement ?

Ce n’est pas facile du tout de se pencher sur ce problème, et on peut bien penser que si cela n’est pas bien organisé, il va y avoir des difficultés.

Qui soutient ces Gens, qui les aident à s’organiser, comment se réunissent-ils pour comprendre et ensemble arbitrer ?

Et si la Personne, entourée de ceux qui la défendent et de ceux qui s’occupent de sa situation demande des choses à des intervenants pour les compensations que la loi lui accorde, est-ce que ces intervenants comprennent qu’ils seront évalués par elle et les Gens qui la protègent ?

Est-ce que la Personne, et ces Gens qui l’entourent ainsi, sont soutenus et protégés par les institutions pour que tout soit ainsi organisé ?

En pratique______________

DEDIĈI propose une organisation très avancée sur ce sujet. C’est pourquoi nous vous invitons à réfléchir avec nous au :

  • Comment assurer la Défense Ultime de la Personne.
  • Comment organiser une solide coordination, tout le temps.
  • Comment piloter l’accompagnement.
  • Comment les acteurs pourront mieux comprendre les rôles qu’ils tiennent pour chaque situation.
  • Comment proposer aux institutions une organisation idéale autour de chaque singularité.

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