Entendre, Écouter et Comprendre les Personnes en Difficulté d’Expression

Penser Autrement l’Organisation de l’Accompagnement

L’organisation de l’accompagnement des personnes en difficulté d’expression doit, plus que d’autres encore, se penser autrement. Selon les circonstances et la nature des sujets, l’organisation pour entendre, écouter et comprendre la personne en difficulté d’expression n’est pas la même. Si pour les sujets courants d’un lieu ou d’un événement, cet accompagnement peut être du ressort des personnes en proximité de ce lieu ou événement, il n’en est pas de même pour des sujets plus conséquents.

Adaptation aux Sujets Importants

Pour des sujets importants, l’organisation doit dépasser les logiques institutionnelles et se rattacher à la personne dans sa singularité, partout où elle est, en capitalisant la compréhension et les modes spécifiques de communication. La personne doit être entourée de personnes de confiance parmi ses proches et les professionnels qui la côtoient, idéalement choisies par elle. Un mix de proches peut dialoguer avec d’autres acteurs plus éloignés de ce choix.

Organisation Transverse et Indépendante

Cette organisation transverse doit être permise, autorisée, facilitée et soutenue, mais aussi ré-assurée par les institutions. L’organisation autour de la personne est indépendante de toute structure et exclusivement rattachée à la personne. Les acteurs de cette organisation doivent être en harmonie avec cette indépendance.

Droit Garanti par la Solidarité

L’existence et la qualité de cette organisation doivent être un droit garanti par la solidarité. Pour toutes les situations, la Solidarité a le devoir de s’assurer de l’effectivité et de la qualité de cette organisation. Les acteurs de cette organisation transverse doivent être affranchis, si possible, de toute contrainte institutionnelle et de tout conflit d’intérêt. L’organisation doit être rattachée à la personne, indépendante des lieux et circonstances, et inconditionnelle.

Objectifs Essentiels de l’Organisation

Cette organisation a pour but essentiel d’accorder du temps et de l’attention à la personne de façon régulière, pour la conforter, la comprendre, la nourrir de réflexion et ainsi construire le contexte « capacitant » d’une autodétermination assistée. L’accompagnement ne doit pas induire de stress ni d’obligation de résultat. Il est juste là pour essayer sans cesse, pour interpréter et réinterpréter les besoins, pour contrôler et garantir un accompagnement juste. Les faits doivent vérifier la justesse de ce qui est compris et renouveler les essais tant que nécessaire.

Temps et Lieux d’Attention Adaptés

Les temps et lieux d’attention spécifiques et continus doivent être organisés dans le temps long, et les endroits doivent être adaptés au rythme, aux besoins et aux choix de la personne. Dans cet accompagnement, le « sourire » de la personne, et de tous les acteurs, est une preuve tangible de cette justesse.

Droits de la Personne en Besoin de Solidarité

Vers une Tribune Revendicative et Constructive

La “Déclaration des Droits de la Personne en Besoin de Solidarité” qui suit est un essai puissant pour une tribune revendicative et constructive appelant à une révision opérationnelle pour qu’aucune personne vulnérable ne soit abandonnée.

Il était nécessaire de condenser toutes les bonnes orientations tournant autour de la solidarité au sein d’un même document simple, et de s’appuyer sur tous les textes de lois existants

Ce texte se concentre particulièrement sur l’organisation capacitante permettant l’application effective de nos lois, en créant un contexte et un environnement favorables pour qu’aucune personne vulnérable ne soit laissée de côté, ou mal accompagnée, et pour prévenir toute maltraitance.

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Déclaration des Droits de la Personne
En Besoin de Solidarité

Préambule

Personne ne doit être abandonné. La société solidaire s’engage à ne laisser personne de côté. Toute personne ayant besoin de solidarité a droit à un accompagnement organisé et constant pour la soulager, l’assister, la compenser et garantir ses droits et son bien-être.

Droits

Article 1 : Droits à l’Écoute et à la Compréhension Toute personne a le droit :

  • D’être entendue, écoutée et comprise, quelles que soient ses difficultés.

  • De voir sa parole défendue et respectée.

Article 2 : Droits à la Protection et à la Défense Toute personne a le droit :

  • D’être protégée contre toute forme de danger, en tout lieu et à tout moment, jusqu’au bout, tant que sa vulnérabilité est active.

Article 3 : Droits à ce qu’on s’occupe de sa situation Toute personne a le droit :

  • À ce que sa situation soit prise en compte, avec une recherche continue des meilleures solutions de solidarité.

Article 4 : Droits à l’Évaluation des Intervenants Toute personne a le droit :

  • À ce que les intervenants qui l’aident soient évalués par elle-même, ainsi aidée, pour garantir la qualité de l’accompagnement.

Article 5 : Droits au Soutien des Institutions Toute personne a le droit :

  • À ce que les institutions soutiennent et aident les personnes intervenant pour elle.

Organisation de la Société Solidaire

Article 6 : Audit de la Situation La société solidaire doit permettre à tout citoyen ou professionnel de vérifier comment la personne est accompagnée, et d’auditer les personnes et institutions impliquées.

Article 7 : Organisation et Pouvoirs La personne vulnérable doit être entourée d’une “humanité de proximité”, formant une “famille d’un autre genre” composée de professionnels et non-professionnels, pour soulager, compenser et renforcer l’environnement familial.

Article 8 : Professionnels de la Solidarité Toute personne en besoin de solidarité doit avoir accès à un professionnel de la solidarité et à une équipe de coordination pour auditer et vérifier l’effectivité et la qualité de l’accompagnement.

Article 9 : Évaluation et Soutien des Équipes La société solidaire doit vérifier, renforcer et évaluer les équipes en place, reconnaissant les rôles et pouvoirs des acteurs impliqués.

Article 10 : Interface avec les Offres de Compensation Une “humanité de proximité” doit servir d’interface avec les offres de compensation solidaire et les évaluer régulièrement.

Article 11 : Coopération Judiciaire La justice et la protection de l’enfance ou de l’adulte doivent renforcer ce dispositif en tant que décision ultime pour les arbitrages nécessaires et coopérer avec cette organisation.

Article 12 : Cellule Familiale d’un Autre Genre Cette cellule, composée de personnes formant une entente autour de la personne vulnérable, doit être soutenue et reconnue par les institutions pour garantir que la personne ne soit jamais seule.

Objectifs de la Société Solidaire

Article 13 : Protection Permanente Chaque personne en besoin de solidarité doit être constamment protégée et cette protection doit être régulièrement vérifiée pour son effectivité, sa qualité et sa durabilité.

Article 14 : Rôles des Acteurs Les acteurs doivent se répartir les rôles de défense et de protection d’une part, et de gestion de la situation d’autre part, pour former une triade avec la personne aidée.

Article 15 : Expression des Besoins La personne doit pouvoir exprimer ses besoins, même en cas de handicap sévère, et cette triade doit défendre les compensations nécessaires auprès de la solidarité.

Article 16 : Environnement Capacitant Par cette triade, chaque personne vulnérable doit avoir un environnement qui lui permet d’agir, de s’autodéterminer et d’accéder pleinement à ses droits, pour être égale aux autres.

Conclusion

Cette déclaration vise à prévenir les situations d’isolement et d’accompagnement insuffisant, voire de maltraitance, notamment pour les enfants, les personnes âgées, les personnes handicapées, les personnes socialement défavorisées et toute personne ayant besoin de solidarité. Elle sert de base pour un code de la solidarité, inspirant les institutions, notamment le Défenseur des droits, à garantir un accompagnement organisé par la société solidaire, créant ainsi un environnement favorable et capacitant pour toutes les personnes vulnérables.

Épilogue

Ainsi, la notion de famille protectrice est réanimée, offrant un cadre sécurisant et solidaire pour tous. Les personnes en danger sont assistées, réduisant les risques de maltraitance et optimisant les ressources de la solidarité. La subsidiarité est avancée, permettant à chaque individu de recevoir l’énergie et le soutien nécessaires des plus forts lorsqu’ils sont en situation de faiblesse. Le pouvoir de la personne est équivalent à celui des autres, reconnaissant chaque citoyen comme un membre à part entière de la société. Nul n’est laissé de côté.

La reconstitution d’une “famille d’un autre genre” renforce et complète la famille naturelle, même en cas de défaillance. Ce soutien continu permet à chaque individu de vivre dignement tout au long de sa vie, quelle que soit l’évolution ou les événements qu’il traverse.

Cette organisation solidaire garantit que chaque personne vulnérable puisse bénéficier d’un environnement capacitant, assurant son inclusion et son bien-être dans la société.

Annexes

Textes qui visent à protéger et garantir les droits fondamentaux des individus

Déclaration des droits de l’homme et du citoyen (1789)
Déclaration universelle des droits de l’homme (1948)
Convention relative aux droits des personnes handicapées (ONU)

Codes sur ce sujet

Code de l’action sociale et des familles (CASF)
Convention relative aux droits des personnes handicapées (ONU)
Code de la santé publique (CSP)

Lois sur ce sujet

Loi n° 2002-2 du 2 janvier 2002 rénovant l’action sociale et médico-sociale
Loi n° 2005-102 du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées
Loi n° 2007-293 du 5 mars 2007 réformant la protection de l’enfance
Loi n° 2008-1249 du 1er décembre 2008 généralisant le revenu de solidarité active et réformant les politiques d’insertion
Loi n° 2014-873 du 4 août 2014 pour l’égalité réelle entre les femmes et les hommes
Loi n° 2015-1776 du 28 décembre 2015 relative à l’adaptation de la société au vieillissement
Loi n° 2016-41 du 26 janvier 2016 de modernisation de notre système de santé
Loi n° 2016-297 du 14 mars 2016 relative à la protection de l’enfant
Décret n° 2018-359 du 28 mars 2018 relatif au parcours de soins des personnes âgées en risque de perte d’autonomie
Loi n° 2018-703 du 3 août 2018 renforçant la lutte contre les violences sexuelles et sexistes
Loi n° 2018-778 du 10 septembre 2018 pour une immigration maîtrisée, un droit d’asile effectif et une intégration réussie
Loi n° 2018-1021 du 23 novembre 2018 portant sur évolution du logement, de l’aménagement et du numérique (ELAN)
Loi n° 2019-791 du 26 juillet 2019 pour une école de la confiance
Loi n° 2019-828 du 6 août 2019 de transformation de la fonction publique
Loi n° 2019-1446 du 24 décembre 2019 de financement de la sécurité sociale pour 2020
Loi n° 2020-220 du 6 mars 2020 relative à la protection des victimes de violences conjugales
Loi n° 2020-936 du 30 juillet 2020 visant à protéger les victimes de violences conjugales
Décret n° 2020-1180 du 28 septembre 2020 relatif à la revalorisation des aides à domicile
Loi n° 2021-502 du 25 mai 2021 pour une sécurité globale préservant les libertés
Loi n° 2021-1109 du 24 août 2021 confortant le respect des principes de la République
Décret n° 2021-1572 du 3 décembre 2021 relatif aux modalités de mise en œuvre du soutien en matière d’hébergement d’urgence et d’accès au logement
Décret n° 2021-1748 du 22 décembre 2021 relatif aux prestations de compensation du handicap

L’Habitat Inclusif, dans tous ses états

Nous sommes inquiets pour l’avenir de nos enfants vulnérables. Face à la raréfaction des places en foyers spécialisés (FAS) et autres dispositif (Ehpad Phv), voire à leur restriction ou suppression progressives, nous devons repenser ensemble ce que la société doit offrir à nos proches et comment les institutions peuvent véritablement nous aider.

Les limites des dispositifs actuels de remplacement: Une réponse incomplète

Les dispositifs actuels (Habitats inclusifs, C360, PFR, Coordinations) ne répondent pas encore à la double problématique de l’habitat inclusif et de l’accompagnement individualisé. Les dispositifs de répit et de coordination, bien qu’essentiels en cas d’urgence ou de situation temporaire, ne peuvent en aucun cas répondre à un accompagnement constant et à vie.

Ces dispositifs, conçus pour des besoins ponctuels, laissent un vide permanent dans l’accompagnement quotidien et durable de nos proches vulnérables. Il est impératif de développer des solutions pérennes et intégrées, qui allient sécurité de l’habitat et soutien personnalisé, pour véritablement répondre aux besoins de nos familles.

Donner la Parole à Nos Proches : L’Autodétermination

Au-delà des structures et des dispositifs, il est crucial de considérer ce que pensent nos proches de l’habitat inclusif. Quels sont leurs envies, leurs rêves, leurs libertés, leurs soucis et leurs craintes ?

L’autodétermination de nos proches reste au cœur de notre réflexion. Pour qu’ils puissent s’exprimer librement et en toute confiance, il faut créer un contexte d’accompagnement où leur parole est écoutée et respectée. Cela nécessite des personnes de confiance, formées pour soutenir et valoriser leurs choix et leurs opinions. Nos proches doivent pouvoir dire leur mot sur leur vie, leurs conditions de vie et leur accompagnement, dans un environnement sécurisé et bienveillant.

L’habitat inclusif : plus qu’un simple toit

Nous entendons de plus en plus parler de l’habitat inclusif comme alternative à l’existant. Mais il est crucial de comprendre que ce concept ne doit pas se limiter à offrir un toit. Pour apaiser nos inquiétudes, l’habitat inclusif doit être complété par un accompagnement personnalisé et constant, totalement détaché de la structure d’hébergement.

L’approche double et complémentaire

Pour que nos proches vivent dignement et s’épanouissent, nous devons combiner deux approches :

  • Des lieux de vie organisés, sécurisés et intégrés : Des habitations inclusives, intégrées dans la communauté, où nos proches peuvent bénéficier d’une vie collective enrichissante.

  • Un accompagnement individuel et indépendant : Un accompagnement personnalisé, assuré par des acteurs dédiés, dans des contextes adaptés propices à l’autodétermination, indépendamment du lieu de vie, mais en coordination avec celui-ci.

Renforcer l’accompagnement individuel et indépendant

Nous devons insister sur un accompagnement renforcé, assuré en coopération centrale avec notre proche vulnérable par des personnes, jouant 2 rôles, qui lui accordent du temps et de l’attention :

  • Ses protecteurs et défenseurs : Ceux qui veillent continûment sur les droits et le bien-être de notre proche, et maintenir ce rôle par delà même la vie des protecteurs du moment.

  • Ceux qui s’occupent de sa situation : Ceux qui recherchent et négocient sans cesse pour notre proche les adaptations nécessaires à son épanouissement.

Un appel à l’action collective

En tant que parents, nous devons nous unir et collaborer avec les institutions pour développer ce type de novation. Voici ce que nous devons faire ensemble :

  • Participer aux projets d’habitats inclusifs : Pour poursuivre leur adaptation à cette double approche

  • Travailler avec les pouvoirs publics et les associations : Pour imaginer un modèle d’accompagnement rapproché, intime, centré sur l’individu et attaché à sa personne, indépendamment de toute autre logique, mais pour coopérer avec tout autre logique

  • Expérimenter : Tester cette double approche en conditions réelles, évaluer son efficacité, et l’ajuster en fonction des retours.

  • Soutenir les familles : Inclure plus que des mesures de répit, des mesures de soulagement dans les complications de s’occuper de nos situations, afin que nous puissions continuer à être les meilleurs défenseurs de nos proches.

Une nouvelle vision pour l’avenir

L’avenir de nos proches vulnérables doit se construire autour de l’idée que chaque personne mérite un habitat adéquat et, surtout, un accompagnement complet et indépendant, où qu’il soit. Cela nécessite :

  • Une nouvelle vision commune: Un partage et un renforcement de l’organisation autour de nos proches.

  • Des équipes de confiance formées et dédiées : Des professionnels et des bénévoles capables d’offrir un soulagement constant et adapté aux aidants.

  • Un déplacement des représentations : Expliquer à la Société et aux Institutions cette nouvelle organisation et ses exigences de réalisation.

Mobilisation collective pour un nouveau projet

Nous devons nous unir et former un groupe de porteurs de projet pour élaborer et proposer aux financeurs et institutions une nouvelle approche intégrée.

Ensemble, nous pouvons créer un plaidoyer solide pour cette double approche, combinant habitat inclusif et accompagnement individuel permanent.

En travaillant conjointement, nous pouvons réfléchir, concevoir et expérimenter des solutions innovantes.

Notre objectif est de développer un modèle pérenne d’accompagnement qui assure la sécurité et l’épanouissement de nos proches tout au long de leur vie.

Mobilisons-nous pour réclamer cette expérimentation.



Après nous

Paroles de Parents et d’Amis

En familles, on est tous inquiets pour nos enfants et nos proches différents.
Il faudra toujours des gens pour les protéger et les défendre.
Il faudra toujours des gens qui chercheront sans cesse à mettre en place de bonnes choses pour eux.

Pour nous, Parents et Amis, notre obsession, si nos enfants ou nos proches nous survivent, c’est bien la question de savoir :  qui va faire cela si nous ne sommes pas là, ou quand nous ne serons plus là ?

Qui va accorder du temps et de l’attention à nos enfants et à nos proches pour qu’ils prennent de bonnes décisions, pour qu’ils puissent, aidés dans un contexte favorable, s’autodéterminer ?

Et puis, dans cette Société qui se dit tant inclusive, comment vont-ils se déplacer, se nourrir, se vêtir, prendre soin d’eux, se loger s’ils ne disposent pas d’anges gardiens qui leurs sont attachés ?

Comment cette Société, pas si bienveillante que cela, va-t-elle s’organiser pour que les choses se passent bien pour eux ?

Qui va faire cela à notre place, qui va être vigilant comme cela ?

Oui encore une fois, qui va les défendre et les protéger, qui va s’occuper de leurs situations, qui va leur accorder du temps et de l’attention, comment tous les intervenants vont-ils comprendre ce qu’ils veulent et accepter d’être évalué par eux.

Comment la Société, les institutions vont-elles permettre et soutenir cela ?

Ce sont des personnes bienveillantes, de confiance, organisées autour de chacun d’eux qui leur faut, et bien sûr des institutions qui aideront ces personnes-là, qui feront en sorte que ces personnes-là existent et tiennent ces rôles-là.

Car assurément, ce ne sont pas les institutions, ni même nos valeureuses associations, personnes morales qui feront cela, ce seront des personnes bien physiques, de proximité, soutenues par des personnes morales qui le feront.

Tout doit donc s’organiser, avec les personnes vulnérables et avec nous, par nous, pour après nous, afin de reconstruire et maintenir une logique familiale de proximité d’une autre nature, intime autour de chaque personne vulnérable, pour qu’elle puisse librement aller ici ou là, parce que sa vie ne débute pas et ne finit pas aux portes de nos établissements, parce qu’une logique collective, aussi bonne soit-elle, ne suffit pas, parce qu’il faut, pour une personne vulnérable, une organisation compensatrice dans l’intimité partout où elle sera.

Autrement dit, une logique familiale, une famille d’un autre genre dont les membres venus de la Société solidaire vont défendre et protéger, à vie, chaque personne vulnérable jusqu’au bout, qui vont s’occuper de sa situation pour rechercher sans cesse les meilleures solutions possibles pour elle, qui vont lui accorder du temps et de l’attention dans l’intimité, pour la comprendre et capitaliser ce qu’elle essaie de dire, puis prendre collectivement de bonnes décisions et les faire respecter. (voir ce qui est dit, avec d’autres mots, des personnes de confiance, de la triple compétence, de la triade d’autodétermination, de la cellule familiale étendue et renforcée).

C’est cela qui nous permettra de partir en paix !

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Épilogue et appel à expérimentation

Les mouvements familiaux militants et la bienveillance humaniste devaient exiger des institutions que ce dispositif universel d’accompagnement, intime, spécifique, en famille d’un autre genre, consolidée ou recomposée, pour chaque singularité, soit expérimenté, mis en place et sanctuarisé.

C’est ce que le laboratoire d’idée Dediĉi, www.dedici.org, avec sans doute bien d’autres volontés et d’autres vocabulaires, préconise depuis des années sans jamais encore bien y arriver. C’est, au fond, ce que les Mouvements Parentaux Militants disent aussi d’une autre façon, alors pourquoi ne pas y arriver.

Tous les détails de cette organisation radicalement nouvelle en lecture libre et gratuite en ligne. Voir également la bibliothèque: cliquez ici

Nous contacter

Tables rondes : ça va s’améliorer

 

Chères familles, chers proches et amis

Nous vous adressons l’idée d’une série de mini-tables rondes ayant pour objectif l’amélioration de votre vie et de celle de vos protégés (personnes handicapées ou vulnérables), mais aussi celle des professionnels en quête de sens.

Nous aborderons la question de l’organisation des personnes agissant avec vous pour vos protégés (aidants, professionnels, institutions, etc.)

Nous souhaitons discuter avec vous de leurs rôles et de leurs pouvoirs afin de faire des propositions qui amélioreront l’organisation autour de chaque situation pour que les soutiens apportés puissent se faire dans les meilleures conditions possibles.

Dans cette optique l’association Dediĉi : www.dedici.org, un laboratoire d’idées, a entrepris une réflexion approfondie sur la question. Nous pourrons nous appuyer sur ses travaux.

L’objectif de ces mini-tables rondes est qu’elles débouchent sur des propositions pratiques, simples et réalisables, qui pourront ensuite être présentées aux institutions et aux professionnels pour mise en pratique et expérimentations.

Voici comment nous envisageons de procéder :

  • La consultation prendra la forme de plusieurs cessions de 5 participants maximum, issus de familles, proches ou amis de personnes handicapées ou vulnérables.

  • 3 échanges vidéo seront faits par cession, à raison d’un échange tous les 15 jours

  • La durée de chaque échange sera d’environ 1 heure

    • 1er échange : faire connaissance, partager vos situations et vos remarques

    • 2ième échange : présentation les avancées de Dediĉi en 5 rôles et voir comment elles pourraient améliorer vos situations

    • 3ième échange : rejouer les propositions et bien les vérifier pour les argumenter en vue de les proposer aux professionnels et aux institutions.

Votre mobilisation ne durera donc qu’environ 3 heures, au sein de débats en comité restreint partageant les mêmes préoccupations.

Dans chaque cession, nous aborderons le comment accorder du temps et de l’attention à nos protégés, comment s’organiser pour les défendre et les protéger tout le temps, comment s’organiser pour rechercher sans cesse les meilleurs solutions et compensations possibles, comment faire en sorte que les intervenants soient supervisés et évalués, comment les aidants peuvent être soulagés, c’est à dire plus qu’aidé encore, et comment les institutions peuvent améliorer le soutien à tout cela.

A l’issue de ses cessions d’échanges, Dediĉi rédigera un rapport de consultation citoyen que vous pourrez enrichir et qui sera adressé aux institutions et aux professionnels de votre choix.

Vous participerez ainsi aux travaux de recherche de notre laboratoire d’idée et vous pourrez également, si vous le désirez, devenir cosignataire de ce rapport

Il s’agira donc d’un travail d’influence ou votre parole sera collectivement portée.

Merci de confirmer votre intérêt. Nous contacter

Le Grand Dessein Collectif

Voici un article pour les responsables en charge de la gouvernance ou de la direction d’institutions lorsqu’ils écrivent des projets associatifs axés sur l’accompagnement coopératif des Personnes vulnérables.

L’objectif est ici d’inviter toutes les institutions à revoir leur organisation à partir de l’organisation singulière recherchée pour la Personne vulnérable et ses proches, une organisation méta, c’est-à-dire au-dessus de tout, et principielle, c’est-à dire fondée sur des principes partagés ; Une organisation qui n’appartient qu’à la Personne vulnérable, et à personne d’autre.

En quelque sorte, comme le « surmoi » pour chacun d’entre nous, au côté de notre égo, il s’agit d’un “surelles” pour les institutions, au côté de leurs pensées autocentrées, pour qu’elles puissent s’aligner toutes ensemble sur un intouchable au profit du plus vulnérable.

Il s’agit aussi d’un “après-nous” au profit des bienveillants du moment, parents et proches aimants, à la recherche d’un apaisement sanctuarisé que la Solidarité n’est pas en mesure de leur garantir dans les conditions actuelles.

Par centralité et empathie, et avant de replonger dans leurs complications, les institutions devraient s’efforcer de comprendre cette organisation singulière et adaptative qu’elles doivent soutenir et servir, et son Méta-Processus-Principiel, pour pouvoir contribuer de manière efficace et coordonnée, selon des postures et des rôles revisités.

Le début de tout projet institutionnel

Dans une logique de désinstitutionnalisation et d’inclusion, l’accompagnement des Personnes vulnérables est plus que jamais une affaire collective organisée et renforcée.
Pourtant, régulièrement, pour ne pas dire toujours, et par les habitudes de logiques autocentrées, les projets institutionnels n’ont aucun élément organisationnel collectif, transverse, de convergence solidaire.
L’absence d’un “Grand Dessein Collectif constitué » est à l’évidence un marqueur d’une inconsistance collective majeure.
Ceux qui y penseront se démarqueront.

Le Grand Dessein Collectif et son Méta-Processus-Principiel

Le concept de “Grand Dessein Collectif” devrait constituer le fondement de l’alignement de toute action institutionnelle visant à soutenir les Personnes vulnérables.

Le Grand Dessein n’est en fait pas une idée abstraite. C’est un véritable gyroscope qui doit aligner et réaligner les déclinaisons et les décisions d’un collectif solidaire. Il représente la vision globale (holistique) de l’accompagnement des Personnes vulnérables que tout le monde doit comprendre et partager pour coopérer.

En définissant clairement ce Grand Dessein Collectif sous un format conventionné, les gouvernances et dirigeances poursuivent un but qui les dépasse, qui ne leur appartient pas, et qui doit orienter chaque logique de leurs projets.

Il s’agit en quelque sorte de la “Gouvernance des gouvernances”, une Gouvernance de la Personne vulnérable augmentée.

C’est à la Personne vulnérable, placée « tout en haut » et aidée, de gouverner et de piloter son accompagnement !

Ainsi la Personne n’est pas qu’accueillie par la Solidarité, elle invite la Solidarité dans son organisation, une organisation gouvernée et pilotée par elle.

Chaque institution de la Solidarité, rappelons-le, fondamentalement à son service, devra ainsi lui confirmer qu’elle l’a compris, du moins dans les grands principes.

Enfin chaque individu vulnérable est unique, dans une situation unique, avec des attentes et des aspirations propres. Ce Méta-Processus fondé sur des principes doit donc être malléable, adaptable pour s’ajuster à chaque situation singulière.

Mais quel est-il ?

D’où pourrait provenir ce Méta-Processus-Principiel ?

Ce Méta-Processus-Principiel pourrait provenir de la démarche suivante :

Essayer de collecter/déchiffrer la parole des Sans-Voix en besoin de solidarité avec l’intuition et l’idée d’en déceler les grandes causes de tous leurs problèmes.

Essayer de reformuler ce qu’on en a compris sous la forme du rêve de la Personne vulnérable, en cinq points :

1. Je veux être entendue, écoutée et comprise et qu’on me respecte comme je suis et dans ce que je dis

2. J’aimerais quand c’est nécessaire qu’on puisse me protéger et me défendre contre tout, tout le temps, partout, jusqu’au bout

3. Puisque je ne sais pas bien le faire, j’aimerais qu’on s’occupe de ma situation pour rechercher, pour moi, les meilleures compensations possibles et les mettre en place

4. Je sais que tous les intervenants font du mieux qu’ils peuvent pour moi, mais j’aimerais qu’ils mémorisent bien le fait que c’est moi qui décide ce qui est bon pour moi

5. J’aimerais que toutes les institutions, les lois soutiennent tous les gens qui font cela pour moi

Vérifier que cette écriture est fidèle à la parole non exprimée ainsi des Sans-Voix (voir le livre “Tribune” dédié aux “Nous Aussi” https://www.dedici.org/bibliotheque)

Affirmer l’hypothèse de la théorie suivante :

Tous les problèmes et événements indésirables vécus par les Personnes en demande de solidarité sont issus de la défaillance d’au moins un des cinq points précédents.
Ceci est la cause des causes de tous leurs désagréments.

Demander, sans cesse au Monde entier, d’apporter un seul contre-exemple de ce qui est avancé et, à défaut de contre-exemple, déclarer dès lors cette théorie comme vraie « jusqu’à preuve du contraire », en ayant conscience que cette théorie-là est incomplète mais qu’elle est consistante et qu’elle permet donc de construire sur elle toutes sortes de propositions solides (théorème d’incomplétude de Gödel )

Essayer de réduire l’impact de ces cinq causes en proposant sur cette solidité une organisation de la solidarité en 5 principes débouchant sur 5 rôles autour de la Personne vulnérable

En voici une représentation simple (totem)


Rôle 1) figurine bleue : celui de la Personne vulnérable (avec tout type de vulnérabilité: enfance, handicap, personne vieillissante, personne socialement défavorisée, quel que soit le niveau d’empêchement)

Rôle 2) rond rouge : celui des acteurs, personnes physiques, qui défendent et protègent la Personne, contre tout, tout le temps, partout, à Vie, jusqu’au bout.(en principe les parents, proches et amis bienveillants)

Rôle 3) carré vert : celui des acteurs, personnes physiques, qui s’occupent de la situation dans la durée, et qui recherchent, négocient et évaluent les compensations, qui font face aux complications du système de solidarité (en principe la coordination transverse)

Rôle 4) flèche noire : celui des acteurs, personnes physiques, qui réalisent les compensations. (en principe tous les bénévoles et tous les professionnels qui compensent la Personne ou qui interviennent pour elle dans l’offre de compensation)

Rôle 5) pentagone jaune : celui des personnes morales, institutions des entités de la compensation, et leurs productions (lois, soutiens, moyens, etc.) (tout ce que la société solidaire a créé pour soutenir et rendre possible la compensation)

(voir les livres” MPPA” et “Simple et convergent” https://www.dedici.org/bibliotheque)

L’Engagement incontournable des Institutions

Le rôle des institutions dans l’aboutissement d’une convergence solidaire par un Méta-Processus-Principiel est incontournable.

Comprendre ce point permettrait d’opérer un changement significatif.

Et puisqu’il n’existe pas encore de réflexion à l’échelon national, rien n’empêche les initiatives locales de s’en approprier le principe et de le tester.

Ce serait un marqueur fort de lucidité et de volonté d’une solidarité enfin alignée.

Invitation personnelle de l’auteur

Chers Responsables et Dirigeants d’Institutions,

Il est temps de changer notre perspective sur la manière dont nous abordons l’organisation de la solidarité envers les Personnes vulnérables.

Je vous invite à revoir nos approches et à adopter l’idée d’un Grand Dessein Collectif et son Méta-Processus Principiel (à adapter si vous le souhaitez).

En dépit des nombreuses intelligences mises au service de leurs œuvres, nos projets institutionnels n’ont pas jusqu’à présent la vision collective d’une organisation transversale structurée autour de la Personne, ce qui entraîne une incohérence majeure dans notre action solidaire.

Il est temps de remédier à cela.

Le Grand Dessein Collectif n’est pas simplement une idée abstraite, c’est une vision globale qui place la Personne vulnérable et ses proches au centre de toutes nos réflexions et actions. C’est une approche holistique qui reconnaît l’unicité de chaque individu et de ses besoins.

En adoptant le Méta-Processus-Principiel, nous nous engageons à soutenir et à servir la Personne vulnérable de manière efficace et coordonnée.

Cela signifie aussi écouter attentivement leur voix, respecter leurs choix, et travailler ensemble pour garantir leur autonomie et leur dignité.

Je vous exhorte donc, très cordialement,  à prendre part à cette révolution dans l’organisation de la solidarité.

En adoptant le Grand Dessein Collectif, nous pouvons réellement faire une différence dans la vie des Personnes vulnérables et de leurs proches.

Rejoignez-nous dans cette nouvelle ère de solidarité.

Merci.


Jean-Luc LEMOINE
Président-fondateur de DEDIĈI

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Une grande question complexe

Science de la complexité et conscience du Vivant. Spiritualité.
La Personne vulnérable et/ou handicapée

Cet article : une grande question complexe posée en sous-questions, s’adresse à toutes les intelligences qui recherchent l’amélioration du sort de la différence et de la vulnérabilité dans un biotope pas aussi bienveillant que cela : notre Société dite solidaire et organisée.

  • Que comprenons-nous des processus complexes du Vivant ? Que partageons-nous des mots « processus » et « complexe » ?

  •  Une plante dans la parcelle d’un jardin ; Un bébé en famille et dans la société : A-t-on un certain pouvoir, d’une façon incomplète mais solide, sur la bonne évolution d’un processus complexe intriqué dans d’autres processus complexes ?

  • Doit-on au moins avoir conscience partielle de ces processus complexes pour le faire, c’est-à-dire pour intervenir avec une certaine forme de pouvoir régulé, ou à minima en connaître les principes qui nous paraissent évidents ? Exemples : un support alimentaire, de l’eau et du soleil pour la plante ; une protection, de la nourriture et des soins pour le bébé.

  • Peut-on, doit-on le faire en intelligence collective, pourquoi et à quelles conditions de partage de sens et d’imaginaire commun ?

Appliqué à la Personne vulnérable et/ou handicapée, un processus complexe, Divin en soi (), évoluant dans des sous-ensembles intriqués et variables de la Vie et de la Société, c’est-à-dire une infinité d’autres processus complexes tout aussi divins :

  • Devons-nous avoir, non pas la connaissance approfondie, mais au moins la conscience du processus complexe, singulier, de chaque situation et de son contexte « biototique » pour essayer de lui procurer les moyens d’améliorer son sort ?

  • Pouvons-nous juste retenir les principes premiers, évidents (nécessaires à, et demandés par la Personne vulnérable) de ce processus complexe intriqué ?

  • Comment pourrions-nous partager cela en communauté collaborative complexe sans partager les repères communs d’un fonctionnement agissant, organisé pour contribuer à manœuvrer avec intelligence et Sens dans l’immensité de tous ces processus complexes intriqués ?

  • N’existerait-il pas des façons d’organiser cette communauté collaborative complexe autour de repères, de représentations communes: vocabulaire, expressions, totems, Grand Sens et Grand Dessein ?

  • Que devons-nous partager pour inventer, essayer et tester notre pouvoir d’agir au profit du pouvoir d’agir de la Personne empêchée ?

  • Faut-il continuer dans le paradigme d’accueillir la Personne au sein de nos organisations compliquées, collectivement désorganisées, ou plutôt accepter d’être simple invité au sein de son processus complexe, en qualité d’acteur lucide de ce qu’on y fait ?

  • Et si c’est cela, alors quel est donc ce processus complexe, au moins dans ces grands principes à partager ?

La grande question complexe est posée.

L’herméneutique de DEDIĈI

L’herméneutique est l’étude de l’interprétation des textes, des langages et des symboles. Ce type d’étude sert à mieux comprendre le sens profond des choses avancées.

Mais le commun des mortels ne fait pas l’effort de dépasser l’apparence de ces choses. Pourtant la réalité de ce qu’il perçoit ne se limite pas à l’apparence de ce qu’il voit ou comprend en première approche.

En matière de solidarité, la proposition de DEDIĈI n’est qu’un repère offert, une porte d’entrée pour que chacun puisse cheminer dans sa propre réflexion, dans ce qu’il pourrait comprendre et améliorer de l’accompagnement organisé et bienveillant d’une Personne vulnérable.

Par exemple, dans le Totem de DEDIĈI, les cinq éléments, les cinq formes et les cinq couleurs ; le vocabulaire employé pour définir les rôles (bleu : Personne vulnérable ; rouge : Défenseurs Ultimes ; vert : Ceux qui s’occupent de la situation ; noir : les intervenants ; jaune : les institutions) et le nom donné au processus : « méta-processus-principiel », un processus complexe mais simple, tout ce qui est dit mérite que vous vous y arrêtiez.

Mais malheureusement, à l’empathie que le “plus fort” devrait avoir à l’égard du “plus faible” s’oppose son orgueil. La satisfaction excessive de ce qu’il croit faire pour l’autre, son incapacité à comprendre et à ressentir les émotions et les expériences du “plus faible”, et son incapacité à entendre, écouter et comprendre la parole du Sans-Voix ne lui permettent pas toujours de percevoir le fonds des choses.

Le Totem symbolique de DEDIĈI peut aider à réduire ce problème, mais il faut faire un travail de déchiffrage et faire confiance à l’immense travail de réflexion qu’il intègre pour découvrir le fond, le Grand Sens dédié.

Alors prenez les textes, le langage, le symbole de DEDIĈI comme ils viennent, laissez vous porter par les allusions poétiques, les métaphores ; reconnaissez la philosophie qui guide tout cela et découvrez un secret, le secret d’une évidence tant transparente qu’on ne la voit plus.

Le “plus faible”, incarnation du Divin, ne se cache pas. C’est le “plus fort” qui ne sait pas le voir.

Et ici, ce n’est plus la Personne vulnérable qui est accueillie par les institutions et prise entre ses mains, entre vos mains, c’est la Personne vulnérable qui vous invite dans son parcours de Vie, dans son processus organisationnel, strictement personnel et ses rôles, et c’est la Personne reconnaissante qui, aidée, vous évaluera pour ce que vous faites pour elle.

Oui tout changera pour la Personne vulnérable dès lors que le paradigme d’un temps, celui de l’accueil sera remplacé par celui-là, celui de l’invitation dans ce processus-là qui ne vous appartient pas.

Un bébé comprend cela, mais il ne s’en souvient plus à mesure de ce que la Norme lui enseigne autre chose.

Le Totem symbolique de DEDIĈI et tous ses textes et langages vous invitent donc à un voyage et à un questionnement dans la manière dont les préjugés et les perspectives influencent notre compréhension de la Solidarité.

En praxis sociales, l’herméneutique de DEDIĈI pourra être utilisée pour interpréter les discours, les pratiques et les significations culturelles, l’anthropologie et la sociologie de la Solidarité.

Et effectivement, à un certain niveau, DEDIĈI ressemble fortement à une branche ésotérique qui vise à explorer les dimensions cachées de la réalité de la solidarité et à approfondir la compréhension de soi-même et de l’univers de la solidaire, en utilisant une théorie/méthode, des mots, un langage et un symbole qui transcendent peut-être les limites de la pensée rationnelle, les dogmes et les paradigmes du moment.

DEDIĈI c’est aujourd’hui aussi un exotérisme qui affiche des connaissances, des croyances et des pratiques accessibles à tous, sans nécessité d’initiation spécifique.

Par ces publications, sa transparence et son accessibilité, DEDIĈI offre un cadre commun de référence pour une meilleure compréhension du monde de la solidarité et de ses valeurs partagées.

À l’origine, DEDIĈI provient d’une quête autistique et mystique caractérisée par une recherche spirituelle intense et personnelle qui transcende les structures dogmatiques établies, notamment par un questionnement incessant de la Norme et une recherche de dévoilement permanent des fards de la Normalité.

Ainsi le mystique original de DEDIĈI a pu défier les dogmes en remettant en question les interprétations imposées et en cherchant une compréhension plus profonde de la vérité à travers des expériences personnelles et un état de conscience singulier, élevé.

Cette manière de voir le Monde, où la compréhension va au-delà des limites de la pensée conventionnelle, a pu être profondément intuitive et originale.

Aujourd’hui DEDIĈI a une foi profonde en sa théorie, sans preuves tangibles ou rationnelles, mais sans contradictions non plus, une foi renforcée par une recherche-action sur plusieurs années aux constats prometteurs, une foi qui va au-delà de la simple acceptation des faits pour englober une conviction profonde dans quelque chose de plus grand.

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Appel à Projet P2AS

Point d’Appui et d’Accompagnement Solidaire (P2AS)

Quel dispositif mettre en place pour :

  • S’occuper très sérieusement de toutes les situations de vulnérabilité sans solution

  • Assurer une solidarité renforcée autour de chaque situation par l’existence vérifiée d’une proximité humaine nouvelle (triple compétence d’intimité) disposant de pouvoirs pour faire bouger les lignes.

  • Faire appliquer les lois par des actions de lobbying et s’il le faut par des procédures en justice.

Un sujet militant qui fait appel à une mobilisation déterminée.

Est-ce qu’une initiative militante pourrait être à l’initiative d’une expérimentation, et démontrer une capacité de dépasser les conflits et freins habituels pour embellir et soulager la vie des personnes vulnérables sans solution et leurs proches ?

Voici l’idée à discuter et à inventer collectivement :

À trier et développer, ou non, en fonction de ce qui est accessible à ce jour.

Le dispositif P2AS serait porté par toute initiative de citoyens bénévoles, les vies associatives des associations militantes par exemple.

Nature d’un P2AS :

  • Un P2AS pourrait être une structure informelle de type « collectifs bénévoles associatifs » sans forme juridique.

  • Pour ne pas tomber dans les difficultés de constructions juridiques, il faudrait peut-être inventer une forme d’identité nouvelle, la plus légère possible, permettant d’avoir un nom et des repères de contact pour ce collectif.

  • Un P2AS mobiliserait des bénévoles et de très faibles moyens : pas de salarié, pas de charge, pas de complications administratives, juste une identité collective où on trouve des personnes militantes pour parler. Indemnisation des frais des bénévoles.

Fonctionnement d’un P2AS :

  • Le dispositif pourrait émerger à l’initiative de n’importe quel mouvement ou initiative bénévole.

  • Il s’associerait à des dispositifs existants ou à créer pour agir et être soutenu.

  • Il veillerait à ce que chaque personne vulnérable en besoin de solidarité soit correctement accompagnée et renforcée par une famille sociale étendue d’un nouveau type, en triple compétence et dans l’intimité.

  • Il veillerait à faire réagir la solidarité afin que ce dispositif d’accompagnement renforcé soit une réalité pour les personnes seules ou accompagnées de familles fragiles nécessitant un renforcement ou en risque de disparition.

  • Il expliquerait les rôles de l’organisation pressentie autour de chaque personne (triple compétence d’intimité en lien avec l’offre et les institutions).

  • Il accueillerait et informerait les personnes vulnérables et leurs familles de l’appui qu’il pourrait leur apporter.

  • Il communiquerait avec les institutions (lobbying et recherche de soutiens).

Relations et Interactions :

  • Le P2AS serait en relation avec tous les dispositifs de défense et de protection, tels que les personnes qualifiées, le Défenseur des Droits, les dispositifs juridiques de protection (tutelles).

  • Il serait en relation avec tous les dispositifs professionnels de mise à disposition de coordinateurs nouveaux et à créer.

  • Il serait en relation avec tous les dispositifs animant des bénévoles, des parrains, des renforts de famille.

  • Il serait en lien avec tous les dispositifs d’information, de motivation et de formation de praxis sociale.

  • Il serait acteur de validation et d’habilitation pour la légitimité et la reconnaissance des acteurs de l’accompagnement qui manqueraient de visibilité et de pouvoir.

  • Il serait en relation avec tous les dispositifs éthiques et de valeur humaniste.

  • Il serait en relation avec tous les dispositifs d’arbitrage de conflits d’intérêts, de subordination ou de loyauté.

  • Il serait en relation avec tous les dispositifs de médiation et de conciliation.

  • Il serait en relation avec les personnes qualifiées mandatées par la préfecture, les départements et les ARS.

  • Il serait en relation avec les dispositifs juridiques de protection.

  • Il serait en relation avec les instances de protection juridique.

  • Il serait en relation avec les dispositifs de mise en application des lois (juges).

  • Il serait en relation avec le Défenseur des droits.

  • Il serait en relation avec tous les dispositifs de défense de type avocat pour lancer en justice des procédures d’obligations coercitives envers tout élément s’opposant à la mise en place d’une solidarité légale.

  • Il ferait la promotion d’une organisation universelle autour de chaque personne (triple compétence d’intimité en lien avec l’offre et les institutions). Voir proposition organisationnelle développée par le laboratoire d’idées Dediĉi.

  • Il effectuerait toute action de lobbying auprès des institutions.

  • Il remonterait du terrain vers les institutions les besoins réels actualisés.

  • Il serait pensé dès le départ en dehors de toute structure associative prégnante pour lui permettre d’attirer et de retenir, en partenariat, toute volonté politique et citoyenne ou tous dispositifs existant. Autrement dit il ne serait pas tenu d’une logique associative propre ou de quelconques structurations administratives parce qu’il rechercherait l’adhésion de tous les existants associatifs et institutionnels.

  • Il se voudrait universel et indépendant au seul service des situations sans solution.

  • Il ne serait en aucun cas tenu en termes de pouvoir et de dépendance par des instances administratives d’État ou des logiques de financement limitatrices de contre-pouvoirs

  • Il représenterait le citoyen vulnérable et ses proches en contre-pouvoir de l’administration et du système de solidarité défaillant.

  • Il aurait vocation à être créé partout sur le territoire en réplique de ces principes et à l’égal d’une franchise sans but lucratif appelée à véhiculer ce dispositif universel pouvant émerger de toutes parts librement.

  • Il aurait pour vocation d’être le point d’appui et de toutes personne en situation de vulnérabilité, de tout proche ou accompagnant de situation sans solution

  • Il aurait pour principal objectif de créer un dispositif autour de chaque situation sans solution, ou sans solution solide, capable de permettre à la personne vulnérable, grâce à un soutien et un accompagnement de proximité d’un nouveau type, de défendre elle-même ses intérêts.

  • En termes de reconnaissance du dispositif, la marque P2AS suivie du numéro de département permettrait une identité facilitée sur le territoire français, exemple P2AS-68-Ruelisheim, P2AS-68-Paroisse Sainte-Catherine, P2AS-67-Temple David etc.

Réseau et Mission :

Chaque P2AS pourrait être identifié comme un point d’un réseau social national par lequel on pourrait contacter des bénévoles qui appuieraient solidairement toute situation de vulnérabilité sans solution. La force du réseau résiderait dans le maillage des partenariats existants en capacité d’agir notamment sur les parties de lobbying, de pression, et d’action en justice qui dépasseraient ou viendraient en contre-pouvoir de toutes logiques administratives existantes, ou autre système de solidarité défaillant.

Sa principale mission serait de veiller sur toute situation mal accompagnée et de faire réagir la solidarité pour qu’elle constitue autour de chaque situation vulnérable le renforcement de son accompagnement afin que la personne puisse être en mesure, ainsi aidée, de se défendre par elle-même, dûment accompagnée et augmentée, dans ses intérêts et dans le cadre de tous les textes de loi qui touchent à la solidarité.

Un tel dispositif d’appui solidaire n’existe nulle part ailleurs de cette manière.

Il s’agirait d’une innovation majeure, effectivement difficile à constituer telle que précisée, la principale difficulté étant de réussir à fédérer tout ce qui existe déjà en soutien et en partenariat, mais cette fois mis sous forme «d’un tout-en-un facile à accéder » , où « tout y est pour faire face au compliqué » par la personne vulnérable et ses proches. La qualité des actions des bénévoles militants serait déterminante

Soutien et Reconnaissance :

Les P2AS devraient eux-mêmes être soutenus et parrainés officiellement (fondations, fonds de dotations, notoriétés locales), mais aussi reconnus, sans maîtrise, par les instances officielles de l’État .

Mais il ne faudra pas attendre des pouvoirs publics et des fonctionnaires (politiques et hauts fonctionnaires) que des initiatives civiles et populaires leur montrent ce qu’ils n’ont jamais réussi à faire.

Mobilisation :

Cet article sous forme d’un appel à projet, est une invitation à réfléchir autrement l’effectivité de la solidarité. Discutons-en.

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Une lettre de parents à l’UNAPEI

Après-nous, les parents

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Une proposition politique

 

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Un matériel conceptuel pour fédérer la Solidarité

Pour chercheurs de la complexité Sociale
Pour décideurs de la Solidarité

Avertissement: Les premières lignes de cet article sont d’un niveau conceptuel élevé. Elles conduisent ensuite progressivement à une proposition fédérative majeure au profit des personnes en situation de handicap ou de vulnérabilité ayant besoin d’une solidarité coordonnée.

Appliqué à la Solidarité envers les plus vulnérables, cet article aborde la dynamique spécifique d’une classe particulière de processus complexes*, qui implique une conscience et une intelligence collectives de groupes et de sous-groupes, de fédérations transcendantales** au service d’un objectif commun, d’un Grand Dessein (Spiritualité).

Il met en lumière le fait que, parmi tous les processus complexes de l’Univers, il existe bien ceux qui sont caractérisés par une conscience humaine partagée.

Cette classe de processus complexes se distingue des autres par le fait qu’il existe dans ce cas une conscience collective entre les acteurs, un imaginaire commun non simpliste qui peut se représenter par une simplicité profonde établie sur des principes communs, admis par tous.

Cette conscience partagée permet aux acteurs de percevoir le processus majeur qui les rassemble et d’adopter différentes méthodes expérimentales, favorisant ainsi l’émergence de nouvelles variations de richesses vraisemblablement plus efficientes.

Chaque processus de cette classe est guidé par un Grand Dessein et un Sens collectif, et pour le réaliser au mieux, les acteurs doivent se rappeler de l’imaginaire simple représentant le processus puis ensuite de développer une multitude de méthodes pour sa mise en œuvre. L’indicateur principal de réussite est la satisfaction collective de l’action.

Dans ce processus complexe, les acteurs agissent avec une conscience éclairée tout en ayant une liberté totale d’expérimenter selon les conventions établies et des méthodes réalignées sans cesse par la conscience collective.

Et en matière de Solidarité au service des plus vulnérables

La Solidarité a besoin d’adopter un tel matériel conceptuel complexe, mais simple, pour rassembler les acteurs autour d’un objectif commun. Cela permettra de partager, autour de ce qui les rassemble, une vision du Monde organique, vivant, qui mobilisera, sur un Sens et un Grand Dessein, des vocations profondes.

Mais quel est donc ce matériel conceptuel pour fédérer la Solidarité envers les plus vulnérables ?

Si on pose bien le problème, ce matériel complexe pourrait découler de quelques obligations convenues :

  • L’obligation d’une « déclaration fédérative incontournable partagée et acceptée par tous », par exemple :

Écouter et respecter la Personne vulnérable et s’organiser collectivement pour répondre à ses besoins et à sa demande, du mieux possible.

  • L’obligation d’une écoute universelle, qui réinterprète la voix des Sans-Voix, nécessiteux de la Solidarité, pour les entendre tous dire de la même voix, ou d’une voix équivalente :

1) Je veux qu’on m’entende, qu’on m’écoute et qu’on me comprenne. À l’égal des autres, je veux qu’on respecte mes choix en tant qu’individu à part entière.

2) J’aimerai qu’on puisse me défendre et me protéger tout le temps, partout, contre tout, et jusqu’au bout s’il le faut, si je ne sais pas le faire moi-même

3) Puisque je ne sais pas (ou mal) le faire moi-même, j’aimerais qu’on s’occupe de ma situation pour rechercher, négocier et mettre en place pour moi les meilleures compensations possibles

4) Je remercie tous des intervenants, qu’ils soient professionnels ou bénévoles, agissant pour moi. Ils font du mieux qu’ils peuvent. Mais il faut qu’ils sachent qu’ils sont sous ma gouvernance et mon pilotage, parce que je le suis peut-être le seul à savoir ce qui est bon pour moi. « Rien pour Moi sans Moi ».

5) J’aimerais que toutes les lois, les institutions, les établissements puissent soutenir toutes les personnes qui agiront pour moi, sur les points 2, 3 et 4 et pour que 1 advienne: être l’égal des autres.

  • L’obligation d’un constat qui devrait être universel, et qui, à ce jour, n’est pas contre-dit :

La cause des causes de tous les problèmes d’une mauvaise solidarité semble provenir de la défaillance d’au moins un des cinq points précédents et uniquement de ces cinq points-là. Et si c’est le cas, il suffira d’essayer de réduire les innombrables causes de défaillances de ces cinq points-là pour essayer d’augmenter la qualité de la Solidarité.

Il suffit donc de déclarer en commun un grand principe: « Essayons de respecter ce que demande la Personne, en cinq points et de s’organiser en conséquence ».

  • L’obligation d’une décision organisationnelle collective complexe mais simple

Puisque ce constat, sans doute incomplet, est bien consistant, on peut alors déclarer qu’il est « vrai jusqu’à preuve du contraire ». Il est donc possible de bâtir sur lui une organisation collective solide, certes complexe, mais simple puisqu’elle ne se jouerait qu’en cinq rôles seulement !

Voici les cinq rôles

1) le rôle de la Personne elle-même 

2) le rôle de toutes les personnes physiques qui la défendent et qui la protègent 

3) le rôle de toutes les personnes physiques qui s’occupent de sa situation

4) le rôle de toutes les personnes physiques, professionnels et bénévoles, qui interviennent pour elle

5) le rôle de toutes les personnes morales et équivalents représentés par des personnes physiques, qui soutiennent et permettent les actions des acteurs des rôles 2, 3 et 4 pour servir et compenser la Personne 1

Comme on le voit cette organisation complexe se représente simplement, “comme les cinq doigts d’une main”, en cinq rôles seulement, pour aboutir même à un joli totem autour duquel tout le monde peut se rassembler, se reconnaître et discuter.

Bleu  : la Personne
Rouge  : ceux qui la défendent
Vert  : ceux qui s’occupent de sa situation
Noir  : ceux qui interviennent pour elle
Jaune  : les personnes morales qui permettent et soutient les personnes physiques (bleu, rouge, vert et noir)

Le problème semble ainsi bien posé puisqu’il aboutit à une organisation élégante, vivante, parfaitement identifiable, sous-tendue par un processus complexe simple, fondé sur un principe « méta », issu d’une demande « méta » (celle réinterprétée des Sans-Voix) qui colle parfaitement à la « déclaration fédérative incontournable partagée et acceptée par tous ».

Le matériel conceptuel simple pour fédérer la Solidarité serait donc un Méta-Processus-Principiel, Complexe et Simple. Pas facile à dire n’est pas !

Et il fallait l’inventer. DEDIĈI l’a fait.

Les caractéristiques de ce Méta-Processus-Principiel, Complexe et Simple ?

Ce processus vivant est totalement conçu pour servir la Personne. Il ne peut donc être dépassé (Méta) dans le contexte/système de la Solidarité, en s’identifiant de fait au Grand Dessein Collectif annoncé.

Et, chose remarquable : ce méta-processus-principiel d’accompagnement n’appartient à personne d’autre qu’à la Personne vulnérable elle-même.

Tous les autres acteurs sont invités à y jouer des rôles gouvernés et pilotés par la Personne (aidée).

Ce méta-processus devrait donc être placé au fronton de tous ceux qui agissent au nom de la Solidarité, en tête de toute procédure qualité ISO 2001, en tête de tout projet institutionnel, pour qu’ensuite chaque organisation explique en quoi elle y est intriquée, pourquoi et en en quoi elle va le servir dans le rôle 5.

Car on observe bien qu’alors, les acteurs des rôles 1, 2, 3, et 4 sont tous des personnes physiques rattachées ou non à des subordinations, des loyautés ou des intérêts.

L’organisation est essentiellement humaine, avec des granulométries variables d’organisations d’organisations.

Cette innovation conceptuelle, cette émergence, va induire, dès lors que les acteurs personnes physiques en auront conscience, un phénomène d’auto-régulation collective dans un contexte vivant d’une complexité absolue.

Cette méta-organisation va permettre de sortir par le haut de l’immense chaos solidaire, en inventant un système de complexité supérieure plus simple.

Elle va également passer par la mise en place d’un vocabulaire commun, d’une représentation commune, d’un imaginaire commun.

Elle va introduire le nouveau paradigme suivant : ce n’est pas la Personne qui est invitée dans les mains de la Solidarité, mais bien la Personne qui invite tous les acteurs de la Solidarité dans les rôles de son processus privé.

L’équilibrage des pouvoirs est flagrant, le pouvoir d’agir de la Personne aussi.

Ce processus complexe organique est une organisation d’organisations organiques ! C’est aussi une fractale organisationnelle permettant la création de cellules sociales allant de l’intimité (triade d’autodétermination des rôles 1, 2 et 3) à la collectivité (cartographie de tous les acteurs ayant les attributs de rôles liés à la Personne), cellules sociales toutes reliées entre elles par un maximum de liens informationnels.

Chaque personne physique peut tenir plusieurs rôles à la fois dans des intensités et des permanences variables, selon les événements de la vie.

Cette représentation complexe et simple pourra être un patrimoine stratégique collectif, une mémoire représentative et imagée.

Voici donc une bonne raison pour inviter les acteurs à développer toutes leurs richesses et à replacer quiconque au service du projet commun de solidarité.

La Norme compliquée, c’est l’entropie et le Néant. C’est la négation des processus complexes* intriqués où le Vivant intelligent est Roi.

Jean-Luc LEMOINE
Autiste Asperger

Notes de bas d’article

* Le complexe peut être simple, mais il n’est pas simplifiable. Le compliqué est compliqué et peut se simplifier. Expliquons cela :

Le complexe peut être simple, mais pas simplifiable : Cela suggère que quelque chose de complexe peut être compréhensible ou accessible malgré sa complexité inhérente. Par exemple, un concept philosophique profond peut sembler complexe à première vue, mais une fois qu’on le comprend, il peut être expliqué de manière simple. Cependant, cette complexité sous-jacente ne peut pas nécessairement être réduite ou simplifiée sans perdre son essence ou sa profondeur. Les processus de la Vie sont complexes

Le compliqué est compliqué, et peut se simplifier : Contrairement à la complexité, la complication implique une surcharge d’éléments ou de détails emmêlés, qui peuvent être simplifiés ou démêlés pour rendre quelque chose plus compréhensible. Par exemple, un processus bureaucratique compliqué peut être simplifié, en examinant de plus près ses étapes et en éliminant les éléments redondants, contradictoires ou superflus. Les processus de la Norme sont compliqués

** Le qualificatif « transcendantal » fait référence à quelque chose qui dépasse les limites de l’expérience humaine ordinaire ou qui va au-delà des concepts et des catégories habituellement compris par l’esprit humain. En utilisant ce terme, on évoque souvent une dimension métaphysique ou spirituelle qui est au-delà de la réalité matérielle observable. Ainsi, une conscience transcendantale englobe non seulement l’expérience humaine, mais également d’autres formes de conscience potentielles ou des réalités supérieures qui dépassent le cadre de ce qui est immédiatement perceptible. C’est une notion qui suscite souvent la réflexion philosophique et spirituelle sur la nature de la réalité et de la conscience.

Ouvrages du même auteur sur ce sujet

Simple et Convergent

Le Méta-Processus-Principiel

Un point de réflexion majeur pour “l’élite décisionnelle” à la recherche d’une convergence de la Solidarité, avec “simplicité”. La Méta-Pensée de Dediĉi.
164 pages

Lire gratuitement en ligne: cliquez ici puis choisissez X pour une lecture en pleine page
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MPPA

Le Méta-Processus-Principiel d’Accompagnement.

Pour décideurs, qualiticiens et chargés de convergence  institutionnelle.
Une réflexion majeure en quelques pages le Maillon Manquant, le Point Cardinal des boussoles de convergence. Norme ISO 9001
28 pages

Lire gratuitement en ligne: cliquez ici puis choisissez X pour une lecture en pleine page
Se procurer le livre au format papier: cliquez sur l’image

 

 

 

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