DEDICI en 2020

Constituée en laboratoire de recherche appliquée depuis juin 2017 pour publier des travaux établis sur plus de 30 ans, l’association DEDICI est une initiative parentale du monde du handicap qui propose une organisation disruptive et radicalement différente de la solidarité. Son but est de garantir un avenir plus désirable à tout Être parmi les plus faibles et les plus vulnérables de la Société.

Sa proposition contribue notamment à répondre de façon apaisée et plein d’espoir à la question anxieuse que chaque parent se pose pour son enfant handicapé: « que va-t-il devenir quand je ne serai plus là ? »

Soutenue par la Fondation de France, DEDICI est actuellement animée par une poignée de complices d’avant-garde. Mois après mois, elle se voit rejointe par des partenaires de plus en plus nombreux et significatifs. Aujourd’hui elle est en mesure d’accompagner des expérimentations organisationnelles de territoire et de publier sa proposition.

En position de clé de voûte de la problématique d’accompagnement solidaire des personnes vulnérable, DEDICI et ses avancées historiques raisonnent en harmonie entendable et confirmée avec quasiment tout ce qui est proposé par ailleurs sur ce sujet en France.

Pour garantir à tout Être vulnérable un avenir plus désirable, quelles que soient ses capacités, DEDICI propose qu’il soit entouré par deux « anges gardiens » choisis et acceptés  par son autodétermination assistée:

  • Un premier «ange gardien» défenseur inconditionnel, dit «défenseur ultime», rôle tenu en relais par plusieurs acteurs de ventre, de cœur et d’esprit qui garantissent aide et protection à l’Être vulnérable à chaque instant, jusqu’au bout, jusqu’à la fin de sa vie. Cette défense radicale et régie par une éthique propre qui permet l’auto-détermination de l’être vulnérable autrement capable ainsi de gouverner et piloter sa vie.
  • Un second «ange gardien» dit «celui qui s’occupe de la situation», rôle tenu en relais par plusieurs acteurs habiles dotés de pouvoirs de négociation et de régulation qui vont assister l’Être vulnérable et sa défense ultime afin de mettre en place toutes sortes d’interventions de la part de divers acteurs, qu’ils soient institutionnels, professionnels ou bénévoles et ceci tout les jours, partout où se trouve l’Être vulnérable.

Cette conception simplificatrice sous-tend l’obligation de construire quelque chose de bien plus pertinent et de bien plus performant que les actuels concepts de parents, d’amis bienveillants, de tuteurs, de curateurs, de personnes de confiance, de conseils de familles, de juges, de défenseurs des droits, d’éthique et de déontologie, voire de professionnels de cœur temporaires, pour garantir à l’Être vulnérable, à chaque instant et à vie une protection et plus encore une défense ultime.

Elle introduit par ailleurs des notions bien plus fortes que les concepts actuels d’assistants sociaux, de référents, de gestionnaires de cas où de coordinateurs de parcours partiels et occasionnels qui ne disposent que de trop peu de pouvoirs et de moyens pour faire face aux obstacles d’une coopération efficiente.

Elle requestionne fondamentalement l’obligation d’inverser les pouvoirs actuels, les intervenants de tous ordres, quelles que soient leurs positions et prérogatives, devant comprendre et admettre qu’ils interviennent au sein d’un processus gouverné et piloté par l’Être vulnérable, sous mandat assisté de ses deux « anges gardiens ».

La proposition de DEDICI est donc une invitation à l’espoir pour les plus faibles et à l’interrogation pour le plus forts.

Elle donnera l’envie d’aborder les deux questions fondamentales que se posent les familles et amis bienveillants impliqués dans le handicap à savoir :

  • «Comment protéger et défendre l’Être vulnérable tout le temps et inconditionnellement, jusqu’au bout de sa vie, même et surtout quand nous ne seront plus ?».
  • «Comment lui et nous, pourrions-nous être soulagés, immédiatement, tout le temps de toutes les tracasseries de sa situation ?»… vous savez celles qui laissent en l’état l’Être vulnérable et son entourage face à la complexité du système de solidarité et ses conséquences à savoir: les absences de réponses ou les réponses insuffisantes, les difficultés et les intrications administratives, les complexités et mystères de l’offre, les négociations sous contraintes, les discussions en position de dépendance non consentante avec les établissements et professionnels de tous ordres, et enfin le pilotage, la régulation et la coercition nécessaires s’il le faut.

La proposition de DEDICI intéressera donc toute personne diminuée et son entourage pour envisager un avenir autrement plus désirable.

Cette proposition, orientée sur les principes d’une nouvelle organisation définie par et pour l’Être vulnérable, interpellera les plus forts pour qu’ils acceptent de redonner aux plus faibles et à ceux qui les entourent les pouvoirs qu’ils n’ont jamais eu encore.

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J’attends simplement de vous

Aux associations parentales et autres bonnes œuvres du même type, voici les doléances d’un papa pour son fils, adulte handicapé.

Depuis 35 ans, j’attends simplement de vous :

  • Une promesse pour mon enfant que tout se passera bien pour lui, tout le temps, à vie, surtout quand je ne serai plus là.
  • Une coopération avec tous les gens de cœur et d’esprit, existants et à naître, que vous favoriserez et qui le protégeront et le défendront de façon inconditionnelle, sans faille, sans conflits d’intérêts, qui l’aideront à gouverner et à piloter sa Vie.
  • Une coopération avec tous les professionnels libres qui s’occuperont de sa situation et qui, de concert avec ses défenseurs inconditionnels, maîtriseront les actions de tous les acteurs afin de garantir qu’ils agissent bien dans son intérêt et dans son autodétermination.
  • Une réponse globale aux questions que vous ne vous êtes jamais posées, qu’on ne vous a jamais posées, celles de ceux qui, comme l’Être vulnérable qui m’est cher, sans voix ou dépendants non consentants, ne peuvent s’exprimer.
  • Une explication factuelle du comment vous entendez faire tout cela.

Oui, depuis 35 ans, j’attends simplement cela de vous en vain. Faut-il perdre espoir ?

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Bien au-delà de toutes vos discussions de possibles solutions d’infinies questions, posez-vous la bonne question, posons-nous la bonne question.

Attaquons nous à la cause des causes de tous les désagréments que les Sans-Voix endurent : l’absence d’une méta-organisation pensée par eux et pour eux.

Vous ne comprenez pas ?

J’ai, nous avons, des propositions concrètes pour y parvenir. Prêtez l’oreille.

Et dites vous peut-être : “Mais qu’est ce que dit donc celui-là ?”. Essayez de comprendre ce qu’il dit au fond, c’est à dire l’évidence, comme tant d’autres parents, sans pouvoir se faire comprendre.

L’auteur : un papa (autiste asperger) sidéré et fatigué par les actions de tous ordres entreprises par mile-et-une myriades de bien-pensants dans l’incapacité, encore aujourd’hui, de réfléchir au zénith, sur les principes d’une organisation radicalement nouvelle, gouvernable et pilotable par l’Être cher vulnérable…

Et oui, c’est possible. Parlons-en. Découvrez ce que propose DEDICI, C’est profondément et totalement différent. C’est radicalement autrement.

Contact :https://www.dedici.org/nous-contacter

Je veux vivre comme les autres

Voici sans doute quelques lignes que bien des personnes vulnérables ne savent ou ne peuvent pas dire ou qui pourraient être dites avec des degrés variables selon les situations. Lisons-les en une minute. C’est facile à comprendre.

“Je veux vivre comme les autres. Je n’ai pas les mêmes moyens que les autres pour me défendre et pour obtenir ce qu’il me faut.

J’ai besoin qu’on me défende et qu’on se débrouille pour moi tout le temps quand je ne peux pas le faire moi-même.

J’aime quelques personnes, et heureusement qu’elles sont là. Mais qui les remplacera quand elles ne seront plus là ?

Et quand on parle de moi, je ne veux pas que tout le monde sache des choses sur moi. Pourtant tous ceux qui font des choses pour moi doivent me comprendre et se comprendre entre-eux. Je veux qu’ils comprennent quand je suis content ou pas. Et quand cela ne va pas, je veux qu’on discute pour faire autrement.

De toute façon, c’est moi qui décide de faire, dans ce qu’il sera possible de faire”.

Vous avez compris. Alors comment leur permettre maintenant de vivre comme les autres. Quelle Organisation adaptable à toutes les situations les acteurs de la solidarité doivent-ils mettre en place ? Y avez-vous pensé ? 

Personnes Vulnérables: un Espoir

Les Personnes Vulnérables vivent des difficultés du fait d’une Solidarité mal organisée. Nous proposons qu’ils l’organisent eux-mêmes, et ça va tout changer. Ils peuvent le faire, aidés, si les règles du jeu sont renégociées.

Pour orchestrer les acteurs de la Solidarité, nous proposons un retournement de pouvoirs qui aboutit à une organisation radicalement différente, bien plus simple pour la Personne et son entourage, et qui relie l’existant pour mieux le maîtriser.

Imaginée par et pour le Citoyen le plus faible cette organisation permettra de dépasser les manques ou excès actuels, freins à l’autodétermination et à une coopération pilotée.

L’innovation est conforme aux lois et les fait appliquer.

Avec la bienveillance des institutions, nous recherchons des partenaires, des situations, des familles et des professionnels ouverts pour la lancer.

L’Alchimie DEDICI

Vulnérabilité, Handicap

L’Alchimie DEDICI
Maîtriser la peur, oser dire.
Permettre l’autodétermination des plus Faibles.
Entendre tout ce qui se dit, percevoir tout ce qui se fait.
Vivre et comprendre les expériences.
Écouter l’autre, le faible sans-voix, celui qui “parle” autrement.
Entrer en empathie.
Percevoir tous les liens qui convergent à l’unité de sa situation.
Assimiler, découvrir le Système de solidarité et ses défaillances.
Le recomposer à l’idéal pour en orienter les corrections accessibles.
Recevoir la puissance d’affirmer et de convaincre sans prendre le pouvoir.
Annoncer la Lumière sans être la lumière.
Rassembler tout ce qui est divisé pour en faire harmonie.
Faire émerger une intelligence collective.
DEDICI vous invite à une alchimie pour que les faibles aient enfin autant le sourire que les forts.

Mon projet, moi handicapé

Voyez, c’est facile à lire et à comprendre.

Je veux vivre comme les autres. Je n’ai pas les mêmes moyens que les autres pour me défendre et pour obtenir ce qu’il me faut.

J’ai besoin qu’on me défende et qu’on se débrouille pour moi tout le temps quand je ne peux pas le faire moi-même. J’aime quelques personnes. Mais qui les remplacera quand elles ne seront plus là ? Et quand on parle de moi, je ne veux pas que tout le monde sache des choses sur moi.

Je veux que tous ceux qui font des choses pour moi me comprennent et se comprennent entre-eux. Je veux qu’ils comprennent quand je suis content ou pas content. Et quand cela ne va pas, je veux qu’on discute de faire autrement.

De toute façon, c’est moi qui décide de faire dans ce qu’il sera possible de faire

Merci

Questions aux lecteurs:
Et pour ceci quelle organisation pour les acteurs de la solidarité ?
Y avez-vous pensé ? 


« Je veux vivre comme les autres. Je n’ai pas les mêmes moyens que les autres pour me défendre et pour obtenir ce qu’il me faut ».

Comment la Personne arrive-t-elle à s’exprimer (…) , comment la comprend-on ?
Ça veut dire quoi « vivre comme les autres » ? Qui (au pluriel) est atour d’elle pour comprendre et accepter ce qu’elle dit sans biais, dans ce qui est possible ou nécessaire de faire ?


« J’ai besoin qu’on me défende et qu’on se débrouille pour moi, tout le temps quand je ne peux pas le faire moi-même ».

Qui (au pluriel) défend la Personne tout le temps, jusqu’au bout, tout au long de sa Vie, avec quelle éthique et quel désintéressement, légalement ?
Qui (plusieurs) s’occupe de sa situation, tout le temps, qui recherche et négocie, contrôle ce qui est bon pour elle, en ayant reconnaissance et pouvoir pour le faire ?


« J’aime quelques personnes. Mais qui les remplacera quand elles ne seront plus là ? »  

Qui sont les personnes de confiance, les aimants, les amis, les bienveillants. Comment sont-ils identifiés et qui (au pluriel) les remplace quand ils disparaissent ? Ezer (s) (Bible).


« Et quand on parle de moi, je ne veux pas que tout le monde sache des choses sur moi ».

Comment est défendue l’intimité de la Personne, qui arbitre qui est (ou n’est pas) habilité pour partager tel ou tel secret ? Comment s’échange-t-on de l’information ? Sous quelle éthique, quelles responsabilités et devoirs ?


« Je veux que tous ceux qui font des choses pour moi me comprennent et se comprennent entre-eux »

Comment s’organise la coopération entre tous les acteurs ? Qui gouverne et qui pilote tout ceci de façon transverse, quelque soient le lieu et le temps de l’accompagnement ?


« Je veux qu’ils comprennent quand je suis content ou pas content. Et quand cela ne va pas, je veux qu’on discute de faire autrement ».

Comment est recueilli et se partage l’indicateur du sourire (bien-être) de la Personne et comment sont organisées les corrections, les recherches et les arbitrages d’autres pistes de solutions.


« De toute façon, c’est moi qui décide de faire dans ce qu’il sera possible de faire »

Comment est organisée et respectée l’autodétermination de la Personne. Et qui (au pluriel) est autorisé à arbitrer ?

Comme vous le comprenez, pour que le projet de la Personne puisse avoir des chances de se réaliser, une organisation avec des rôles précis s’impose. Bien entendu, charge pour chaque de acteur de comprendre et d’accepter le ou les rôles qu’il jouera dans une organisation qu’il partagera.

DEDICI vous propose d’y réfléchir.

Une parole handicapée

Une personne vulnérable s’exprime rarement avec une parole libre. Si elle n’est pas verbale on lui “fera dire”, dans le cas contraire elle a appris à subir. Réagissons.

En fait, la personne vulnérable et son entourage sont des dépendants-non-consentants d’une situation où règne l’ascendance de ceux qui prodiguent la Solidarité.

Se contenter de ce qu’on nous accorde au risque que soit pire, telle est l’attitude des plus faibles face aux plus forts. La rareté et l’incomplétude qui règnent font craindre d’être plus mal servi encore, voire exclu. Mieux vaut faire profil bas. Sans autres pouvoirs, les attitudes « adaptatives », la basse politique, les soumissions et les flagorneries s’imposent.

Dans ces conditions, où se placera alors l’autodétermination, la libre parole sans un pouvoir protégé et défendu par des acteurs de ventre, de cœur et d’esprit.

Pourra-t-on prendre conscience alors de ne disposer d’aucun constat non-biaisé pour améliorer un système à maints égards turpide, tenu par une puissance bien-pensante dans l’incapacité de se reformer, d’entendre, d’écouter et de comprendre la voix des sans-voix dépendants.

Cette puissance bien-pensant n’est-elle pas contre-arc-boutée à défendre ses intérêts ? Car la libre parole appelle trop souvent des sanctions immédiates, le rejet de l’empêcheur de tourner en rond, du dangereux annulateur d’intérêts et de positions dominantes.

Et dans ces conditions tout sondage « normé-organisé » et toute “bienséante-consultation” n’ont aucun intérêt autre que montrer une illusion de qualité.

Alors nous tous, acteurs de de ventre, de cœur et d’esprit, donnons aux plus faibles le pouvoir qu’ils n’ont jamais eu. Protégeons-les et défendons-les sans compromissions de façon ultime et vous verrez. Avec des défenseurs ultimes tout peut changer.

Un vulnérable vous parle

Nicolas

Un autiste avec déficiences vous parle par l’intermédiaire de la voix de son papa, autiste asperger.

Qui me protégera et me défendra tout le temps, quand je vis, tout au long de ma longue vie

Qui me protégera quand les moins gentils seront là, qui me défendra quand maman, papa et vous tous, vous ne serez plus là

Vous encore, de ventre, de cœur et d’esprit
Accordez moi du temps et de l’attention, percevez mes complexes expressions

Vous encore, de ventre de cœur et d’esprit
Soyez reconnus mes confiances absolues devant ces instances incongrues

Vous encore, de ventre de cœur et d’esprit
Faites-vous reconnaître et respecter auprès de toutes ces autorités

Adoptez l’Éthique qu’il conviendra
Pour qu’au mieux mes intérêts passent de l’Alpha a l’Oméga

Défenseurs ultimes, vous avez mon mandat
Car sans vous, quel espoir pour moi adviendra.

Et puis face à ce système solidaire complexe
Où même d’aguerris professionnels restent perplexes

Qui oserait demander à me débrouiller
Et même à mes ultimes défenseurs de s’y coller

Que cette turpitude veuille bien prendre en charge son ingratitude puisque elle me mange et me digère sans pour autant comprendre qu’elle exagère

Que les aidants bienveillants, ne puissent plus jamais l’avoir dans les dents

Que d’autres habiles mercenaires, de labeurs et de cœur, en phase avec mes ultimes défenseurs, s’occupent donc de négocier et de piloter tout ce que d’autres intervenants se proposeront de professer

Parce que tous ceux-là disent ce qu’il font sans savoir ce qu’ils font, que lumière survienne d’une intelligence collective souveraine née d’une organisation d’exception.

Ainsi, il sera peut-être possible pour moi d’envisager un avenir désirable sans effroi

Oui, aidé, je veux gouverner et piloter ma vie en toute magique autonomie

Qui me protégera et me défendra ? Est-ce trop demander pour qu’ensemble vous y réfléchissiez

Mais cette fois, s’il vous plaît, « avec la voix des Sans-Voix » et pour un beau projet.

A la recherche d’un Monde meilleur.

Depuis des décennies le monde sanitaire et médico-social de la France est à la recherche d’une centralité mieux organisée autour du Citoyen-Vulnérable. De nombreux rapports et travaux à l’initiative d’une multitude de compétences bienveillantes traitent de ce sujet et essaient d’améliorer les choses. En vain. Malgré de très bonnes lois et d’indéniables progrès, malgré la bonne volonté générale alimentée par pléthore de moyens, le Système en place produit toujours de la violence, une violence institutionnelle rarement et difficilement exprimée. Comment remédier à ce problème ?

Voici peut-être une piste à vérifier.

Si le Citoyen-Vulnérable et son entourage, tous deux impliqués, pouvaient être entendus, écoutés et compris par les institutions et professionnels concernés peut-être que quelque chose de radicalement différent pourrait émerger.

C’est le propos de DEDICI qu’on retrouvera sur le site www.dedici.org, une initiative militante issue d’observations et de recherches sur plus de trente ans et qui fait aujourd’hui une proposition d’organisation globale, complète, aboutissant à un « meta-processus » à découvrir et à tester.

Disons de suite qu’un citoyen vulnérable ne sait pas, ni se protéger et se défendre, ni se débrouiller dans la complexité de la solidarité. Disons également qu’il ne peut pas bien s’exprimer, s’autodéterminer et obtenir les pouvoirs qu’on a jamais pensé à lui donner.

Pour y remédier DEDICI propose une organisation autour de 5 rôles principaux que nous allons rapidement présenter pour vous donner une idée.

  • Le rôle du Citoyen-Vulnérable
  • Le rôle de la fense Ultime
  • Le rôle de Celui qui s’occupe de la situation
  • Le rôle des Intervenants
  • Le rôle des Institutions

Le rôle de Citoyen-Vulnérable est tenu par une personne handicapée, un jeune enfant, une personne âgée, un citoyen défavorisé.

Le rôle de la Défense Ultime est tenu par un ou plusieurs acteurs de « tripes », de « cœur » et d’« âme ». Ces acteurs sont organisés et se relaient pour défendre jusqu’au bout le Citoyen-Vulnérable tout au long de sa Vie. Ils défendent et portent sa parole. Ils garantissent son autodétermination.

Le rôle de Celui qui s’occupe de la situation est tenu par un ou plusieurs acteurs professionnels aguerris pour rechercher, articuler et négocier toutes sortes de solutions pilotées, tout au long de la Vie du Citoyen Vulnérable

Le rôle des Intervenants est tenu par tous les acteurs qui interviennent dans le soin, l’accompagnement. Qu’il s’agisse de professionnels, d’aidants rémunérés ou de bénévoles de tous ordres.

Le rôle des Institutions est tenu par tout ce que vous connaissez (Lois, justice, réglementations, CD, ARS, MDPH, …)

DEDICI est donc :

  • à la fois un cri d’indignation et d’insurrection par le fait d’un constat de carence d’organisation efficace et efficiente
  • mais aussi et surtout une proposition très concrète pour tenter d’y remédier.

Pour tout chercheur on pourra donc suggérer que la recherche d’un Monde meilleur consiste :

  • d’abord à interroger le Citoyen-Vulnérable et son entourage pour recueillir non pas une liste sans fin d’exemples de dysfonctionnements et de violences douloureux, mais l’expression d’un rêve.
  • ensuite estimer le potentiel d’intérêt de la proposition de DEDICI pour le tester

Aussi pourrons nous poser aux Citoyens-Vulnérables et à leurs entourages de cœur les questions suivantes :

  • Que souhaiteriez-vous pour vous protéger et vous défendre, pour vous permettre de vous débrouiller dans toute la complexité qu’on vous propose, pour être compris et respecté

Et si le silence survient par le fait d’une situation de dépendance non forcement consentante et le peu d’ouvertures jusqu’alors entrevues

  • Que se passerait-il en mieux si on garantissait par une organisation solide que chaque Citoyen-Vulnérable soit protégé et défendu jusqu’au bout, tout au long de sa Vie, même après le décès de ses proches les plus impliqués, par des acteurs de cœur puissants, reconnus, respectés et organisés pour qu’il ne soit jamais possible pour eux de dériver d’une façon ou d’une autre dans la maltraitance ?
  • Que se passerait-il en mieux si on garantissait que quelqu’un de puissant et d’habile, par exemple des professionnels qui se relaient dans la continuité, un « quelqu’un » donc, s’occupe de la situation du Citoyen-Vulnérable, pour rechercher sans cesse, sous contrôle du Citoyen-Vulnérable et de sa Défense Ultime, des solutions évolutives qu’il négocierait auprès des intervenants et des institutions, pour ensuite les piloter et en contrôler le fonctionnement.
  • Que se passerait-il en mieux si le Citoyen-Vulnérable était ainsi protégé et défendu à vie d’une part et débrouillé de la complexité du système tout le temps d’autre part pour s’autodéterminer et prendre (aidé) le pouvoir qu’il n’a jamais eu.

Nous vous invitons donc à prendre connaissance de la proposition radicalement différente de DEDICI et d’en parler autour de vous pour en vérifier la pertinence.

Nous vous invitons à co-construire le « comment en détail » de cette proposition, adaptable à toutes les situations de vulnérabilité.

Handicap et autodétermination, de l’intention à la réalité.

« Que la voix des sans-voix empêche les bien-pensants de dormir » aurait dit l’Abbé Pierre. Ces temps-ci fleurissent nombre de déclarations de bonnes intentions autour du principe d’autodétermination pour les personnes handicapées ou vulnérables. Bienveillance affichée de partout, n’était-ce pas le cas avant ? En tout cas, de l’intention à la réalité il y a encore du chemin à faire dans l’organisation de intelligence collective qui permettra d’y arriver. Voyons cela de plus près.

S’il est démontré que la capacité de chacun à décider de sa vie par soi-même est l’une des conditions majeures d’une meilleure qualité de vie, cette faculté est pratiquement inaccessible à celui ou celle incapable de se protéger, de se défendre, puis de trouver des alternatives et les négocier au mieux de ses intérêts.

Une dépendance non forcement consentante reste le lot de nombre de Personnes vulnérables et de leurs entourages.

Il est donc maintenant temps d’inviter tous les participants de la « solidarité » à participer à l’amélioration de la vie des plus faibles pour de leur donner un légitime pouvoir, leur rendre ce pouvoir confisqué de fait pour différentes raisons et autres « bonnes raisons ».

Mais comment faire ? Comment donner envie, comment effacer les peurs et prendre des risques dans ce qu’il est possible ou permis de faire, comment bousculer les pouvoirs qui se sont mis indûment en place, comment vaincre les difficultés et la complexité ?

A l’évidence tout ceci est une affaire de bienveillance collective organisée, c’est à dire d’une organisation d’intelligences définie par des principes adaptables à toutes les situations.

Car il faudra effet pouvoir

  • Faire émerger la « parole » des sans-voix, dans le secret partagé, l’interpréter et la comprendre à plusieurs pour en décider en dernier ressort le vrai non biaisé, au plus juste
  • Décider dans les cercles du possible et des permissivités, décider dans le cadre d’une Éthique, de prises de risques, de conflits d’intérêts ou de loyautés,
  • Prendre soin de cette parole dans la durée, dans toutes les situations, partout, la porter constamment, la défendre, la protéger
  • Évaluer le bien être obtenu, le sourire, l’amélioration de la qualité de vie de la Personne

Alors invitons tous les acteurs à partager comprendre et expérimenter ce qu’ils pratiquent déjà sans doute avec bienveillance mais avec maladresse par le fait qu’ils nese se sont pas entendu sur les rôles qu’ils devraient jouer dans un processus qu’il ignorent encore.

Invitons les à définir et comprendre collectivement le jeu, cette organisation là, avant d’y être formé, acteurs des rôles qu’ils accepteront de jouer. .

Reposons nous les questions suivantes :

  • Qui/comment défend et protège, c’est à dire qu’elle organisation protège et décide en dernier ressort, tout le temps et à vie, pour le bien de la personne vulnérable ?
  • Qui/comment s’occupe de son cas, c’est à dire qu’elle organisation recherche, articule, négocie et pilote les décisions pour une meilleure qualité de vie, tout le temps et à vie ?

Ou encore :

  • Qui/comment/quelle organisation fait émerger la parole et la « comprend au plus juste » ?
  • Qui/comment/quelle organisation prend les risques ?
  • Qui/comment/quelle organisation défend les intérêts ?
  • Qui/comment/quelle organisation recherche et fait des propositions d’articulations ?
  • Qui/comment/quelle organisation pilote chaque expérimentation ?
  • Qui/comment/quelle organisation évalue le bien-être de la personne ?

En quelque sorte comment une intelligence collective s’accorde-t-elle et se met-elle en place, comment se coordonne-t-elle en partageant le secret sur l’intimité de la personne.

Invitons nous tous à participer à cette réflexion pour comprendre l’enjeu, le rapport d’amélioration potentiel /risque évalué. Invitons nous tous à une posture différente, invitons nous tous à convenir d’une autre organisation, sans doute radicalement nouvelle. Définissons-en les rôles et les pouvoirs, les régulations, les mises sous contrôles.

C’est le prix à payer pour qu’enfin puisse naître une réalité.